Venez jeter un coup d’œil à Halden City, chaleureuse métropole de la Côte Est des Etats-Unis. Ici, l'herbe est verte, le ciel bleu, et les supers-héros côtoient tant bien que mal les humains et les aliens, dans une atmosphère tendue. Qui rejoindrez-vous ?
 
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 Dans la fange de la fange

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Joan O'Gillis

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MessageSujet: Dans la fange de la fange   Lun 21 Juil - 15:55

Note : Ce RP se déroule avant la découverte du corp de Scalegirl.

La nuit enveloppait cette petite cour des miracles moderne qu'était Black Rock. Joan et sa voiture de fonction … enfin l’espèce de poubelle hors d'âge qu'il s'était acheté il y à longtemps et dont l'essence était défrayée par la FEMA, attendaient dans la petite ruelle perdue dont avait parlé Lynx dans son mail.
Joan, était en train de fumer, adossé à sa voiture. Il était en civil, principalement parce qu'aller patauger dans les égouts en costard n'était pas particulièrement pratique, quoique cela aurait été symboliquement fort si il était restée dans sa peau précédente. Mais bon, il avait déjà bien assez de thune qui partait dans son budget fringue pour ne pas avoir besoin d'en dépenser en nettoyage à sec en plus.

Il n'avait plus qu'a attendre que Warlock se ramène. La veille au soir, en rentrant du Madison, il avait envoyé un message sur le compte GSD de l'agent spécial :
Salut Lekan. J'ai un tuyau pour le meurtre de la bête. Lynx à sniffé une piste qui arrive jusqu'à une bouche d'égout dans Black Rock. Je vais aller y jeter un œil, mais vus la situation actuelle j'aurais besoin d'un binôme apte à appréhender d’éventuels suspects … ou pour m'éviter de pourrir dans des égouts aussi … Bref. Les équipes d'interventions sont toutes occupées à cause du meurtre, mais j'ai vu que t'avais pas d'affectation cette nuit. Je me suis arrangé avec la DRH : y'aurais moyen de te faire passer ça en heure sup'.
Du coup, ça te branche une petit balade dans les égouts ?
PS : Je te met la photo de ma couverture actuelle en pièce jointes, histoire que tu me colle pas contre le capot de ma voiture pour vérifier mon identité.


Joan alluma une nouvelle clope. Préciser quelle apparence pouvait paraitre inutile compte tenu du fait qu'il avait affaire à un télépathe. Mais c'était devenus un réflexe. Surtout compte tenus du fait qu'an tant que changeforme modifiant également sa structure cérébrale, lire dans ses pensée et en sortir des informations non-contradictoire était un peu chaud … Donc il précisait.
Lekan avait répondu affirmativement, et il lui avait transmis l'adresse.
Cela faisait presque dix minutes qu'il attendait. Il n'était pas foutu d'arriver pile à l'heure à un rendez-vous. Soit il était à la bourre, soit en avance. Et pour le coup, il avait une dizaine de minutes d'avance.


Dernière édition par Joan O'Gillis le Lun 21 Juil - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Lun 21 Juil - 20:56

A man and a thing, in the mud of the mud...

   
   
   
 


Cette ville n'était pas aussi grande que je ne l'imaginais. J'avais imaginé quelque chose de plus titanesque, qui suintait la technologie. En vérité, il y avait un mélange des genres très important à Halden City, rien de comparable à tout ce que j'avais pu observer auparavant. L'Amérique était le symbole du renouveau, des rêves et des déceptions. Cette cité était tout ça, elle représentait même la vie au-delà du ciel. Les extra-terrestres étaient fascinants. Je n'avais pas encore eu l'occasion d'en croiser pour analyser leur esprit, néanmoins leur culture m'intéressait.

Depuis mon arrivée à Halden City, on m'avait fournit un appartement et un véhicule de fonction, puis on m'attribuait des petites missions quotidiennement. Je m'occupais des criminels mais pas que. Il semblerait que le peuple ait besoin de sentir que la FEMA était là pour le protéger. Je ne savais pas tout ce qu'il s'était passé localement bien sûr, mais en lisant dans les esprits de certains passants, j'avais appris qu'il y avait eu du grabuge récemment. Désireux d'en savoir plus, j'avais consulté la base de données de l'organisation pour découvrir des faits assez terribles.

Les êtres exceptionnels étaient sensés être en sécurité ici, plus qu'ailleurs, mais des personnes voulaient prouver le contraire. Un super appelé la Bête était mort. Et ça, c'était seulement l'information la plus récente. La FEMA et les autorités locales avaient réunis peu d'indices pour poursuivre l'enquête, difficile de traquer les responsables dans ces conditions. Pourtant, il s'agissait d'une affaire de premier ordre. Les coupables devaient être très forts, soit très dangereux également. Je lisais un dossier d'investigation dans mes quartiers à ce sujet quand je reçus un message sur mon ordinateur professionnel. L'agent Joan O'Gillis m'invitait à le rejoindre demain, pour une charmante balade dans les égouts.

Cet agent, je le connaissais de vue. On s'était déjà croisé à quelques reprises et je peux vous dire que ce qui sort de sa tête n'est pas agréable à entendre. Disons que des centaines de voix racontent leur histoire toutes ensemble, en même temps. Ce qui est relativement pénible. Du coup, je préférais ne pas trop me concentrer sur lui quand je le voyais, de plus je n'aimais pas connaitre les gens avant de leur avoir parlé. La plupart du temps je maîtrisais les voix spirituelles que je percevais, mais pour ce cas il y en avait sûrement beaucoup trop en un seul tenant. Après renseignements, je compris la raison à tout cela : Joan O'Gillis était une femme qui avait obtenu des dons de changeante après un grave accident.

Je me méfiais des personnes dotées de ce genre de capacités. D'une part parce qu'il me fallait faire preuve d'une grande concentration et sérénité pour capter leur "propre" histoire, d'autre part parce qu'on ne savait pas trop s'il fallait considérer la personne en face comme une femme ou un homme. L'idée qu'un être humain n'ait pas de genre sexuel fixe était déboussolant.

Quoi qu'il en était, Joan avait besoin d'aide, de plus cela concernait une piste pour l'enquête du meurtre de la Bête. C'était l'occasion pour m'intégrer au mieux dans l'équipe des agents de la FEMA. Je répondis donc favorablement à cette requête. Je faillis tout de même répondre que je me fichais bien du fait que la mission soit attribuée en heures supplémentaires! Sauf que le spécifier n'aurait pas servit à grand-chose.

Le lendemain, à la tombée de la nuit, je me rendis au lieu de rendez-vous à pied. Marcher me permettait de me concentrer sur l’environnement et de ne pas entendre (involontairement) les esprits des personnes que je croisais, par manque de rigueur. J'avais enfilé ma combinaison de fonction noire en cuir conçue en Europe, parfaitement hermétique sauf au niveau de la tête. Mon arme à feu était accrochée dans le bas de mon dos grâce à ma ceinture et mon couteau de combat était bien dissimulé au niveau de ma cuisse droite, dans un rangement solide intégré à ma combinaison. Mes précieuses lunettes noires sur le nez, je marchais dans les rues désormais calmes de la ville jusqu'au point de rencontre prévu.

Mon équipier du jour (enfin, du soir) semblait en avance, je le devinais du fait qu'une cigarette encore fumante était écrasée à ses pieds et qu'il en tenait une autre entre ses lèvres. Ou alors c'était qu'il fumait très vite... Bref, je croisais mon regard avec Joan en m'approchant, tout en restant bien concentré sur le vent frais du soir pour éviter d'être agressé par ses multiples "voix". Une fois bien en face, j'avançais ma main droite pour serrer celle du changeant en déclarant sobrement de ma voix profonde :

"Bonjour."

Je n'étais pas du genre à adopter un ton aussi familier que Joan, surtout dans un contexte professionnel. Mais avec le temps, cela viendra évidemment. Je jetais un œil à ma montre et je constatais que j'avais une petite minute d'avance. Nous étions tous deux bien ponctuels, du moins en apparence, c'était un premier point commun. J'ignorais la façon dont l'agent rôdé de la FEMA en face de moi abordait ses missions, j'espérais simplement que l'entente allait se faire assez vite. Si des dangers se dressaient sur notre route, il était préférable de pouvoir compter l'un sur l'autre.

"Alors? Si vous m'en disiez plus sur notre mission?"

Toujours concis et efficace, c'était ma marque de fabrique. J'avais hâte de commencer intérieurement, mon visage ne laissait cependant rien paraître. Je demeurais bien droit, dominant mon interlocuteur de plusieurs têtes de par mon physique hors norme. J'étais comme une montagne implacable et prête à vivre contre tous les vents. C'était ça l'image que je voulais donner de moi, pour que les autres puissent compter sur moi sans craindre de failles.


Dernière édition par Warlock le Lun 21 Juil - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Lun 21 Juil - 21:58

Warlock arriva, fier et droit comme une montagne dans sa combinaison étanche. Le contraste entre les deux agents était presque comique. D'un coté un type taillé comme une armoire et sapé très exactement comme l'agent des forces spéciales qu'il était, et de l'autre un type avec une gueule de comptable, plutôt littéralement, avec un jean qui avait du être noir fût un temps, un T-shirt blanc, une veste plus que bon marché dissimulant son holster, et une paire de bottes en caoutchouc scotchés contre sa peau, sous son jean. Un guerrier et un clodo …
… Ça s'annonçait bien.

Joan tira sur sa cigarette et serra la main qu'il lui tendait Lekan
« Salut. Désolé pour la tenue. J'aime pas trainer dans des jolies filles pendant les enquêtes à visage découvert. »
L'agent se retourna vers sa voiture pour en tirer un sac à dos qui ressemblait beaucoup trop à un sac de collégien qui produisait un bruissement métallique à cause de la doublure en papier d’aluminium. Il attrapa également une barre d'égoutier et marcha vers la plaque en briefant le psi.
« Okay. Donc comme je te l'ai dit, Lynx à suivis la piste de la Bête jusqu'ici. Elle a pas pu continuer plus loin à cause de l'odeur, mais pour l'instant c'est tout ce qu'on a tant que les légistes ont pas fait de rapport. Le plan est simple : On descend, on suis tout ce qui à l'air bizarre, et on prie pour que la Bête soit réellement venus chercher un truc intéressant … Et on essaye de pas mourir bien-sûr. »

Il ponctua la fin de sa phrase en enfonçant la barre de fer dans les ouvertures de la plaque pour la soulever sur le coté. Immédiatement, l'odeur aussi agressive que palpable des égouts envahis la ruelle. Cela n'avait jamais vraiment dérangé Joan : ce n'était pas la première fois qu'il devait enquêter dans des égouts.
« Bah putain ! Tu m'étonnes qu'elle ait pas réussit à aller plus loin … Bon du coup, niveau régles de sécu : pas de flamme, garde la tête aussi haute que possible, si tu ne voit plus de rats ou de cafard retourne sur tes pas en respirant le moins possible et on décroche avant 6h, ce qui nous laisse trois heures. Bien comprit ? »
Puis, sac sur le dos, et lampe torche entre les dents, il s'enfonça dans le boyaux des égouts.

Une dizaines de minutes plus tard, il pataugait dans une quinzaine de centimétres d'eau plus que suspectes, suivant les traces de la Bête. Pister une créature grosse comme un ours en train de se frayer un chemin dans les tunnels étroit d'un égout était probablement le truc le plus simple que Joan avait fait : Il y avait des traces de griffes et des touffes de poils un peu partout. Et Joan ouvrait la marche.

« Ça va bien derrière ? Tu captes un truc ?»
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Lun 21 Juil - 22:36

En effet, la tenue de Joan était pour le moins... Débraillée. Enfin, j'étais bien placé pour savoir que l'habit ne faisait pas le moine. Sa brève explication me fit sourire, si quelqu'un entendait cette conversation il risquait de ne rien comprendre, au moins. Après cela, l'agent O'Gillis sortit son "matériel" d'exploration puis se dirigea directement vers la plaque d'égouts. J'aurais put l'aider à soulever cette plaque très facilement, mais je ne voulais pas non plus m'imposer. Après tout, je respectais les "anciens". Alors la Bête serait passée par là, intéressant. Vu l'odeur je comprenais effectivement pourquoi l'agent Lynx s'était arrêté là, compte tenu de son fameux odorat hors du commun.

Je me penchais au-dessus de la plaque tout en écoutant mon équipier. Je ressentais quelque chose d'étrange là-dedans, et ça ne ressemblait pas à de la matière fécale. Je fermais les yeux un instant puis je les rouvrais, constatant que Joan descendait le premier. J'activais la lampe intégrée de ma montre, puis je le suivais dans les profondeurs répugnantes des égouts d'Halden City. J'avais déjà croisé des endroits nauséabonds en Afrique comme en Europe, mais là l fallait avouer qu'il y avait un bon niveau. Evidemment il fallait faire attention à ne pas finir noyé, ni asphyxié. Il n'était pas question d'utiliser mon pistolet en cas de danger non plus. De toutes manières, j'évitais de l'utiliser en règle générale.

Joan ouvrait toujours la marche quand il prit des nouvelles de mon état, il demanda également si je percevais quelque chose d'intéressant. Je regardais son sac à dos clignoter comme une lanterne rouge à travers mes lunettes spéciales pendant que je rétorquais :

"RAS. J'entends des murmures, rien de plus, surtout rien d'exploitable. Difficile de se concentrer entre la résonance et vos propres voix... Voyons ce que ça donne un peu plus loin."

Je respirais lentement afin d'éviter les relents et les soucis divers respiratoires pouvant survenir dans ce genre d'endroit. J'aperçus quelques rats derrière nous en jetant un rapide coup d’œil, au moins on allait pas se faire rincer tout de suite, c'était déjà ça.
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Mar 22 Juil - 10:43

Les égouts d’Halden City forment un formidable réseau nauséabond courant sous toute la ville. Bien entendu, ils ne forment qu’une partie du monde souterrain qui s’étend tranquillement dans les profondeurs. Anciennes catacombes, ou bien caves creusées pour différents trafics, c’est un véritable labyrinthe qui se trouve là et qui depuis des années est maintenant le repère de nombreux criminels.

Mais les criminels et parias sont bien entendu généralement suffisamment intelligents pour ne pas s’aventurer dans l’endroit le plus nauséabond de leur petit monde. Tout du moins pour la plupart d’entre eux… Des traces de poils ayant apparemment appartenus à la Bête se trouvaient grossièrement placés dans les couloirs. C’était presque comme si on invitait les deux agents de la FEMA à suivre la trace. La question était de savoir : était-ce la Bête qui avait joué au petit Poucet durant son escapade dans les égouts, ou bien était-ce son tortionnaire ? Si Lynx avait suivi la piste, cela pouvait aussi correspondre au morceau de peau qui avait été dépecé.

Mais il y avait quelque chose de surprenant pour une errance dans les égouts d’Halden City. Au bout de quelques dizaines de mètres à suivre la piste, les rats avaient complètement disparus. Etaient-ils effrayés par les deux intrus ? Ou bien craignaient-ils autre chose. Les parois des tunnels avaient été recouverts de graffitis, et sur certains d’entre eux on pouvait voir des échos haineux de ce qui avait été trouvé sur la scène du crime.

Le courant devint légèrement plus fort, et apparemment la piste se terminait par une cascade d’eau croupie qui formait un bouillon nauséabond plusieurs dizaines de mètres plus bas. Des sortes de passerelles étaient fichées contre les murs pour permettre aux employés de la municipalité de ne pas mourir bêtement durant leur temps de travail. En suivant une telle passerelle, les deux agents arriveraient dans une grande salle cylindrique où de l’eau de plusieurs niveaux différents venaient s’écouler. Les plateformes faisaient le tour des murs et permettaient d’éviter une partie des éclaboussures.

Sur l’entrée d’un autre tunnel en face, se trouvait le crâne d’un crocodile, savamment suspendu. Invitation ou avertissement, ce totem ne correspondait à aucun des gangs référencés par la FEMA. Ce qui était certain par contre, c’est qu’il devait signifier le début d’un territoire. Si près d’une bouche d’égout, c’était presque parfait pour sortir la nuit tombée des profondeurs. Restait encore à savoir s’ils oseraient s’avancer dans cette nouvelle partie du réseau nauséabond…

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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Mar 22 Juil - 13:13

Joan s'était accroupi sur une passerelle au plus loin du crâne du crocodile, poing gauche dressé. C'était le moment où, dans les films, les deux héros échangeaient un regard complice, sortaient leurs flingues et se jetaient dans le repère des méchants pour rendre Justice.
En ce qui concernait le changeforme, il avait toujours était un couard et n'avait pas envie de prendre plus de risque que nécessaire. C'était une des raisons principales de sa longévité d'ailleurs.

Il baissa le poing, paume vers le bas, puis désigna Warlock de l'index avant de pointer l'entrée tout en levant sa main droite à son front, comme pour se protéger les yeux du soleil, le pouce appuyé contre son front. Ce dernier signe tactique était spécifique  à la FEMA, et signifiait "Scanne avec tes pouvoirs".

Puis, Joan expira lentement, essayant de réduire le flux de ses pensées en le concentrant sur la mission en cours. De ce qu'il avait vu, il y avait peu de chance qu'ils trouvent quoi que ce soit dans ce repère. Si il avait bien apprit un truc dans sa vie, c'est que quand un truc est trop beau pour être vrai, c'est que c'était probablement le cas. La piste de touffes de poils étaient bien trop évidente pour être vraie. A tout les coups, tout ce qui les attendaient dans le repère était un piège, probablement des explosifs histoire d'être certain d'effacer toutes les traces. En tout cas, c'est de cette façon qu'il aurait procédé si il s'était trouvé à la place des bio-conservateurs. Il avait toujours eut une nette préférence pour les dispositifs incendiaires, qui avaient le double avantage de nettoyer les preuves et de totalement flinguer le moral de l'adversaire … mauvais réflexe de guérilla.

Dans tout les cas, ils allaient se dépêcher de remonter.
Soit le complexe qu'ils venaient de découvrir était abandonné, et dans ce cas il allaient remonter pour envoyer les démineurs puis les agents grattes-preuves.
Ou alors il était encore actif, et ils allaient remonter pour y envoyer deux ou trois unités des force spéciales avant de pouvoir travailler correctement.
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Mar 22 Juil - 16:13

Les murmures que je percevais au préalable étaient devenus de plus en plus insistants au fur et à mesure que nous avancions, sans toutefois être vraiment distincts. Ce qui ma chagrinait quelque peu, c'était que le souvenir de la Bête en ces murs restait muet, lui. Seuls ses quelques poils et traces de pas monstrueuses témoignaient de son passage. Si la créature était passée par là, je devrais le visualiser psychiquement. Soit ce n'était qu'une mise en scène, soit nous avions affaire à quelque chose d'assez fort pour fermer la porte à mon esprit fouineur.

La grande chambre d'écoulement dans laquelle nous arrivâmes disposait d'un élément frappeur : un crâne de crocodile. Là d'où je venais, cet animal était le symbole des pulsions en tout genre et de la férocité. J'ignorais si celui qui l'avait mis là en avait conscience, dans tous les cas c'était un fait : le crocodile représentait le danger et l'hostilité. Les murmures disparurent brutalement au moment où je posai mon regard sur ce totem étrange. Je ressentais l'histoire de ce crâne mais je ne parvenais pas à en voir le film.

Joan me fit alors signe d'essayer de percevoir quelque chose à travers les murs des égouts. Je sentis également ses voix se calmer et se focaliser sur notre mission. Il restait quelques petites rebelles, bien sûr, mais j'appréciais l'effort. Je posais mes mains contre la paroi (dégueulasse) des tunnels puis je fermais les yeux en respirant profondément. Je me plongeais dans un état de semi-méditation. Mon corps était léger et je ressentais parfaitement chaque élément autour de moi. Il n'y avait que le bruit de la cascade pour rythmer mon apaisement.

Je percevais Joan, sans me concentrer sur lui évidemment, puis je "voyais" autre chose. Une forme sombre, une ombre sans identité. Je vis alors la Bête dans un flash, puis à nouveau cette ombre inquiétante. Soudain, je rouvris les yeux, j'étais en train de léviter au-dessus du vide, les bras croisés sur le torse, le reste du corps parfaitement droit. Je me maintenais en l'air grâce à mes pouvoirs, puis je les utilisais pour me ramener sur une passerelle proche. Tout en me caressant le crâne pour me remettre de cette concentration difficile, je déclarais pour mon collègue :

"Il y a quelque chose, ou quelqu'un ici. Il y a un lien avec la Bête, c'est certain, mais je ne sais s'il est bon ou mauvais. Je sent du danger, juste assez pour rendre l'atmosphère tendue à vrai dire. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des choses cachées dans le coin..."

J'examinais le mur avec mes lunettes pour vérifier qu'il n'y avait pas d'explosifs ou d'autres objets métalliques planqués à l'intérieur ou derrière. Tout ça semblait pourtant être un piège, comme le disait Joan dans sa tête. Oui, je commençais un peu à contenir les voix qui émanaient de lui et à capter sereinement certains d'entre elles. Malgré cela, j'évitais de fouiller dans son passé, je n'avais pas envie d'avoir à me concentrer autant juste pour ça. Surtout que notre mission semblait aboutir à quelques éléments intéressants.
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Mar 22 Juil - 17:43

La présence qu’avait capté Lekan était en effet trouble. Quelque chose clochait, mais quelque chose de dangereux se trouvait bel et bien là. Ce crâne d’alligator, cette piste de poil, tout semblait n’être qu’une mise en scène pour mener des gens jusqu’ici, jusqu’à cette entrée de tunnel. Mais ce qui changea radicalement, c’est que soudainement, une autre conscience apparut dans le champ de télépathie de l’agent de la FEMA.

Outre le danger et les souvenirs de la Bête confus qu’il avait pu capter, une entité bien distincte se trouvait à quelques dizaines de mètres devant eux, plongé dans l’obscurité. A vraie dire, on pouvait presque deviner sa silhouette dans l’obscurité du tunnel, observant les deux agents de la FEMA. Peut-être que finalement ce n’était pas une piste qui devait mener à un piège, mais peut-être une piste qui devait mener à quelqu’un.

Pourtant, si Warlock tentait de lire dans les pensées de cette silhouette, de cette entité, tout ce qu’il pouvait capter était des informations confuses. C’était comme tenter de lire l’esprit d’un animal : les idées n’étaient pas complètement formulées, imagées, elles étaient brutes, instinctives. Il y avait beaucoup de sang, une proie, peut-être eux comme proie d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, cet être ne semblait pas amical.

Sans qu’ils n’aient eut le temps de prendre une décision, la silhouette tourna les talons et disparue dans les ténèbres… Le temps que les renforts attendus par Joan arrivent, cet être pourrait être n’importe où.

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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Sam 2 Aoû - 8:22

Alors que je retournais en direction de Joan, j'entendis distinctement une autre voix spirituelle dans le tunnel obscur droit devant. En fait, elle semblait correspondre avec la présence que j'avais ressenti précédemment. Je scrutais la noirceur des ténèbres en imaginant plus qu'autre chose la présence de quelqu'un, qui serait là à nous observer en attendant je ne sais quoi. Difficile de voir mais plus facile de percevoir.

Beaucoup de bestialité résonnait, comme s'il s'agissait d'un prédateur redoutable, comme si nous étions, Joan et moi, des proies pour une créature sanguinaire et violente. Les images que je percevais étaient très vives et remuées, cependant elles ne semblaient pas vraiment se suivre. Il n'y avait plus de doute : quelque chose était là dans la pénombre. Malheureusement, les voix disparurent au moment où j'allais prévenir mon partenaire. Je fis alors un pas dans l'entrée du tunnel, déclarant.

"Il y avait quelqu'un qui nous observait là-dedans... Remontez appeler des renforts, je vais voir si je peux suivre cette personne discrètement pour ne pas perdre sa trace."

Sans attendre sa réponse, je poursuivais mon avancée dans le tunnel. Malgré la pénombre, je préférais pour le moment désactiver la petite torche incrustée dans ma montre, afin de trahir le moins possible ma présence. Mes lunettes m'aidaient à percevoir certaines barrières et autres rembarres métalliques pour me guider, de plus je me concentrais profondément pour percevoir un maximum de choses dans l’environnement. La créature devait se cacher ou attendre dans un coin pour me surprendre, à moins que ses plans ne soient tout autre chose...

Marcher silencieusement dans le tunnel semblait compliqué, alors je me mis à léviter à mi-hauteur pour éviter d'être trahis par mes propres pas. Alors que j'arrivais à un croisement, les murmures firent leur retour dans ma tête. Toujours dans la même confusion que tout à l'heure, je ne parvenais à les décrypter convenablement. Je me rapprochais de ce que je suivais, ou bien était-ce l'inverse. Dans ce cas je devais me préparer à tout pour qu'il ne m'arrive rien de fâcheux. J'espérais aussi que les renforts ne tarderaient pas de trop.
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MessageSujet: Re: Dans la fange de la fange   Jeu 21 Aoû - 15:52

Alors que Warlock s'avançait dans le tunnel, il pouvait voir que l'endroit avait été aménagé. Oh il ne s'agissait pas du grand luxe, loin de là, ce n'était qu'un écho macabre du crâne qui était déposé à l'entrée. Des ossements étaient suspendus à des cordes fixée aux quelques tuyaux qui émergeaient du plafond. Il était facile de les effleurer pour faire résonner des cliquetis sinistres aussitôt portés par les couloirs. Heureusement, l'agent de la FEMA avait de bons réflexes et de l'expérience, mais il était certain qu'une personne un peu plus lourdaude aurait fait sonner cette alarme rudimentaire.

La présence qu'il sentait était toujours là, mais elle ne semblait pas s'approcher, ni-même s'éloigner en fait. C'était comme si la personne à qui appartenaient ces pensées bestiales ne savait pas comment s'occuper de l'agent de la FEMA, ou bien comme si elle ne voulait pas l'affronter ou le distancer. Peut-être était-elle en train de le guider jusqu'à une certaine partie des égouts. C'était un endroit labyrinthique qui s'offrait à lui. Des tunnels et des croisements se succédaient, et toujours la créature était invisible à ses yeux.

Au-dessus de leurs têtes, les voitures de la FEMA finissaient enfin par arriver. Les agents descendraient sûrement directement à la rencontre de Joan. Il allait falloir plusieurs hommes pour réussir à couvrir une telle surface, mais l'agence avait ses moyens. Restait à savoir si le leadership de Joan ou de Warlock serait suffisant pour ce qui allait suivre. Un nouveau choix se présentait à Warlock : une nouvelle partie des égouts se dessinait, et une végétation inconnue se formait ici et là. Des champignons bioluminescents tapissaient les murs, créant un paysage presque extra-terrestre. La présence se trouvait plus loin...

Il pouvait la suivre, ou bien attendre les hommes. Est-ce que l'entité bestiale allait l'attendre par la suite ? Ce n'était pas certain.

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