Venez jeter un coup d’œil à Halden City, chaleureuse métropole de la Côte Est des Etats-Unis. Ici, l'herbe est verte, le ciel bleu, et les supers-héros côtoient tant bien que mal les humains et les aliens, dans une atmosphère tendue. Qui rejoindrez-vous ?
 
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 Du Rififi à Fulham.

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Wikke Hulbrecht
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MessageSujet: Du Rififi à Fulham.   Jeu 28 Aoû - 16:19

Londres, la cité immortelle, jadis capitale de l'Empire de la Reine Victoria. Le plus grand qu'ait connu le monde, disait-on. Maintenant ? Un tas de gratte-ciels décadents, comme il en existait des milliers à travers le monde.

L'Iron Wolf dépréciait grandement les cités de ce type. Il détestait beaucoup de choses, mais, pour ses proches, il était avant tout un fervent opposant à la civilisation. Il aimait le chaos. Il aimait le sang. Il aimait les explosions et le combat, et toute les facéties qu'on le voyait faire dans les rues du monde civilisé n'en était qu'une preuve de plus. Un gigantesque majeur pointé directement en direction de ses détracteurs. Ceux de ses détracteurs qu'il ne peut pas abattre d'une balle dans la tête.

La cible du jour n'est pas vraiment un détracteur. Il n'est même pas vraiment une menace. Il est juste considéré comme telle par Wikke.

C'est un homme comme cela. Depuis que la merde commence à toucher le ventilateur, comme les américains se plaisent à le dire, il ne supporte que très moyennement tout ce qui pourrait faire croire à qui que ce soit qu'il puisse être derrière une quelconque conspiration derrière le Léviathan. Ce serait mauvais pour les affaires, tout d'abord, puisque l'on verrait une guerre corporatiste à grande échelle éclater entre un géant du mercenariat -slash- armement affronter un géant du secteur médical -slash- création de saloperies poilues combatives.

Mais ça, c'était pour les marchés, et il ne s'inquiétait pas des marchés. Il s'inquiétait surtout pour sa famille, à ce moment, Wikke. Il sait ce que le Léviathan peut faire. Il l'a constaté de visu. Cette saloperie à écailles avait résisté à plusieurs tirs directs, elle avait résisté à l'une des équipes de chasseurs les mieux formés et les mieux équipés du monde, et non content de cela, il avait résisté à un tir de barrage direct lancé depuis un hélicoptère de combat. Des gatlings et des roquettes incendiaires en direct dans le ciboulot. C'était précisément le genre de choses qu'il voulait éviter à sa propre famille : la rage d'un truc qui n'était pas décidé à mourir, ou du moins, pas par une méthode connue de sa personne. C'était même sans compter que c'était l'une des rares choses capable de faire rentrer Roxane dans une transe terrible, cette "personnalité" connue comme la "Dame de la Lune" : un ordinateur à visage humaine. Quelque chose incapable du moindre sentiment. Une machine qui menaçait de détruire l'esprit de sa femme depuis que les hauts dignitaires de l'Armée Chinoise avaient voulu l'utiliser comme leur propre véritable petite Arme de Cyberguerre Massive. Leur Skynet à eux.

Pour Wikke, la voir comme cela, c'était comme la voir mourir, et pour Wikke, il n'y a pas de demi-mesures : pour prévenir le danger, on prend des risques. Pas nécessairement des risques maîtrisés.

Des risques nécessaires.

Et un pauvre Lord Anglais était la cible des risques encourus aujourd'hui. Des risques absurdes, d'ailleurs, puisqu'il prenait d'assaut un manoir surprotégé à lui tout seul, mais c'était comme l'on disait à la télé :

" Qu'est-ce que l'on dit à la Mort ? Pas aujourd'hui ! "

Et c'est précisément ce qu'il scanda bien fort, dans sa traduction néerlandaise, en défonçant la grille du manoir avec son gros Range-Rover. Cela avait ruiné le SUV, mais à peine les gardes du manoir, sortant les pistolets-mitrailleurs et les fusils d'assaut de sous leurs impeccables costumes, vinrent pour inspecter l'épave, qu'ils furent accueillis par un solide défonçage de portière.

Dans un bruit mécanique, le massif Afrikaner en armure était sorti du véhicule, jetant son long manteau d'un geste ample et vif, en dégainant lui-même une pétoire.
Et le Hollandais n'était pas un amateur de western-spaghetti, et encore moins de duel. Avant même que les gardes n'eût l'occasion de lui hurler de se rendre, ou même simplement de se rendre compte de ce que la folie humaine pouvait concentrer de manque de recul en une seule personne, il avait déjà envoyé deux hommes ad patres.
On commença à tirer en riposte, évidemment, mais ce n'était pas vraiment des coups précis, c'était surtout du tir de réflexe, car tout le monde cherchait à se mettre à couvert devant ce fou-furieux qui défouraillait à la cartouche explosive en plein Hampstead. Cette baraque servant à surveiller l'entrée ? Trop tard, une grenade magnétique vient de la faire disparaître. Ce muret ? Pas assez rapide, il n'existe déjà plus. Ces haies ? Bonne idée, l'espace de dix secondes. Jusqu'à ce que les infortunés veilleurs découvrent que l'attirail de Loup de Fer comptait également des grenades incendiaires et du napalm, précisément sous le canon de son arme.

Cela faisait moins de cinq minutes qu'il était dans l'un des quartiers les plus réputés de Londres, et déjà, il avait transformé Hampstead en réplique miniature de Beyrouth. Une chance pour lui que la Police ne réponde pas présent.

En fait, on leur avait formellement ordonné de ne pas intervenir. C'était beaucoup trop dangereux. On avait appelé le SO15, l'un des plus proches équivalent à un semblant de SWAT au pays de Charles Dickens, et déjà, des bonshommes bardés d'arles automatiques grimpaient dans des véhicules d'intervention et des hélicoptères pour se rendre au-dessus du manoir.

Wikke le savait, et c'est pour ça qu'il avait embarqué de quoi retenir les camarades gardiens de la paix. D'une pression d'un bouton sur le poignet, il activa une curieuse machine, qui déplia ses pieds en déchirant littéralement le toit de son véhicule, avant de se stabiliser. Là où un 4x4 s'était tenu, on pouvait maintenant une espèce de chimère métallique montée sur quatre pieds, au centre de laquelle se tenait un espèce de disque marqué de plusieurs yeux rouges, et surtout, de ce que même le dernier des idiots aurait pu identifier comme de gros canons. La technologie faisait des progrès faramineux, en ce début de siècle, et il ne fallait rien de moins qu'un molosse de combat robotique pour vous rappeler que vous n'étiez en sécurité nulle part, pas même en plein cœur de Londres, et cela, la police de sa Majesté le saurait bien assez tôt.

Comment s'enfuirait-il, le Wikke, après avoir faire détruire son unique moyen de transport par un automate ? Il n'en savait rien lui-même. Il était bon pour improviser dans le feu de l'action. Il était bon pour faire parler la poudre, et il trouverait sûrement une solution. Il devait bien y avoir une voiture, dans ce garage ?

Y avait-il seulement un garage ?

Il s'en fichait, il verrait plus tard. Il avait juste à tuer le commanditaire du meurtre du Léviathan - et le seul homme à pouvoir faire remonter le Léviathan jusqu'à Wikke et ses mercenaires - et à se tirer avant que l'armée ne pointe le bout de son nez.

Un jeu d'enfant, se dit-il en défonçant la porte d'entrée du manoir et en recommençant à tirer un peu partout dans le hall d'entrée, juste pour être sur de ne pas se faire avoir par derrière. Ou devant.
Disons, pour ne pas se faire avoir, tout court.
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MessageSujet: Re: Du Rififi à Fulham.   Jeu 28 Aoû - 16:33

Nathan Lévy sirota tranquillement sa tasse de thé lorsque l'homoncule débarqua pour lui annoncer que le manoir se faisait attaquer. Le pseudo lord anglais ne leva même pas les yeux, se contentant de remuer la petite cuillère dans l'infusion, accélérant la dissolution du morceau de sucre qu'il venait d'ajouter. Wikke Hulbretch était un homme dangereux, mais il n'était qu'un homme. Cela, il l'avait découvert lorsque le propriétaire du manoir l'avait envoyé affronter le Léviathan.

Le fait est que Nathan n'avait pas imaginé une seconde que Wikke puisse vaincre la créature. En fait, il avait même misé là-dessus. Autour de lui, dans le salon, se trouvaient des trophées de chasse des plus extravagants possible. Oh, il y avait bien entendu tous les animaux connus de la Terre, il y en avait même qui n'existaient plus depuis des générations. Un crâne de tyrannosaurus rex se dressait au-dessus de l'âtre. Seulement, quiconque ce serait amusé à le dater au carbone aurait découvert qu'il n'était pas si vieux qu'il en avait l'air, et pourtant, il était authentique.

D'un geste, il alluma l'ordinateur sur la table basse. Aussitôt, il vit toutes les petites images des caméras de sécurité présents dans la bâtisse. Il pouvait tracer Wikke, et le voir se rapprocher, quel homme intelligent. Une liste de points verts sur une carte des lieux ne faisait que diminuer. Les homoncules, des parodies d'humains qui utilisaient la même technologique que la X-mera, bien entendu, celle-ci n'était pas légale, mais officiellement aucun de ces individus n'existait. Après leur mort, leurs cadavres se dissoudraient en une biomasse compact. On ne trouvera que des tas de guano, et aucun cadavre dans la demeure du lord. C'était parfait, car officiellement, personne ne travaillait pour lui.

Toutefois, il n'avait aucune raison de faciliter la tâche de Wikke Hulbretch. Les homoncules continueraient de lui barrer le chemin, mais ils n'y parviendraient pas. Ils étaient encore moins que des hommes, aussi inutiles contre Iron Wolf que les hommes de ce dernier l'avaient été contre le Léviathan. Finalement, tout n'était qu'une grande chaîne alimentaire.

Le point rouge sur la carte continuait d'approcher. La porte du salon explosa et des milliers d'échardes de bois se dispersèrent dans la salle. Nathan Lévy était seul... Et à vraie dire, il ne ressemblait en rien à un lord anglais. Il portait encore sa tenu de journaliste, son alter ego sur le continent américain, avec sa chemise mal taillée, et sa cravate de travers. Il était avachi sur un canapé hors de prix, sa tasse entre les mains, et posa sur l'homme dans l'armure de métal un regard amusé.

Wikke pouvait à son tour admirer la collection de trophées de cet homme, ainsi que les nombreux crânes de bêtes aliens qui se mêlaient aux grands fauves, aux ours et aux dinosaures. Oui, il était clair que seul le Léviathan manquait à cette macabre collection.

- Vous prendrez bien une tasse de thé, non ?

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MessageSujet: Re: Du Rififi à Fulham.   Ven 29 Aoû - 11:47

Wikke était rentré dans le manoir comme un bulldozer. Il avait, pour simplifier la chose, absolument tout défoncé, que ce soit directement ou indirectement. Maniaque de la chose explosive jusqu'au malsain, il avait répandu des abats et des bouts de meubles partout, sans vraiment se soucier du prix des dégâts qu'il occasionnait, ni même des dégâts, tout courts. Entre deux meurtres, il en vint quand même à sourire à l'une de ses propres blagues : Est-ce que l'assurance considérerait cela comme une catastrophe naturelle ou une attaque terroriste ? Il était comme ça, le Wikke, parfaitement déconnecté de la réalité, quand le goût du sang se faisait sentir. Il était l'un de ces clichés vivants de l'actionner américain des années 80. C'était un peu comme cela qu'il avait été éduqué, d'ailleurs. Tirer d'abord, poser des questions ensuite.

Sauf que là, pour le moment, il avait un léger problème. Une grenade magnétique dans la porte, celle-ci qui explose, et derrière, la salle des trophées. Il aurait tiré dans le tas, sans se soucier de l'occupant, si l'un des hommes du Lord ne s'était pas rué dans son dos avec un sabre de cavalerie.

Un sabre de cavalerie. Vraiment. Ils semblaient assez désespérés pour se résoudre à sortir les armes blanches.
Ou alors, ils étaient vraiment très bien payés, surtout pour se sacrifier stupidement.

Criant plus fort que son agresseur, l'Iron Wolf lui attrapa le bras au vol, avant de lui planter littéralement une grenade dans le bas-ventre, et de lui coller un solide coup de pied d'inspiration purement spartiate pour le faire voyager jusqu'au Hall d'Entrée, où ses morceaux allèrent rejoindre ceux de ses compagnons.

C'est en se retournant pour pointer son arme dans la direction de la salle des trophées qu'il l'aperçut. Le Lord. Ou du moins, ce qui aurait dû être le Lord. Une image bien lointaine de ce à quoi Wikke s'était attendu, puisqu'il n'y avait dans ce salon de curiosités rien de plus qu'un bonhomme mal rasé, mal fagoté. L'extrême opposé d'un Lord Anglais, en fait, aussi excentrique fut-il. C'était plus l'américain moyen qui lui faisait face.

Et l'américain moyen lui proposait une tasse de thé. Il était calme, flegmatique. Aussi déjanté fut-il, Wikke ne pouvait se résoudre à tirer. Il y avait anguille sous roche, et c'était précisément pour cette raison qu'il n'avait pas baissé son arme...

" Fous-toi la tasse de thé au cul, et dis-moi où est le proprio du coin, tête de nœud. " rétorqua-t-il, diplomate, " Je te conseille de pas être une putain de blague extraterrestre. J'ai pas vraiment un sens de l'humour développé. "
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MessageSujet: Re: Du Rififi à Fulham.   Ven 29 Aoû - 18:43

Wikke entra dans la salle avec la même délicatesse innée dont il avait fait preuve depuis son arrivée dans la propriété. En fait, Nathan était même surpris que le mercenaire ne lui ait pas collé une balle dans la tête dès son entrée dans la salle, cela aurait bien plus cohérent avec ce qui s'était passé juste là. Mais justement, c'était l'incohérence de Nathan Lévy avec le décors, avec ce que Wikke savait de son employeur qui l'avait sauvé de ce sinistre destin.

- Pas de sens de l'humour, oui ça se voit...

Après tout, le lord l'avait été aussi à une époque, totalement dénué de sens de l'humour, incapable de comprendre cette facétie de l'humanité. Il avait fait beaucoup de chemin désormais. Il hésita un instant à faire entrer plus d'homoncule dans la salle, en appuyant sur un des boutons, et histoire de voir comme réagirait son adversaire du moment. Mais au moindre geste, il était certain que Wikke l'abattrait, ce qui raccourcirait grandement les présentations d'ailleurs.

- Je suis Lord Wym, mais aussi le journaliste Nathan Lévy, parmi d'autres choses. Je suis celui qui vous a offert une coquette somme en échange de la tête du Léviathan. Ce que, comme je l'avais prévu, vous n'êtes pas parvenu à accomplir. Mais votre acte a mis beaucoup de choses en mouvement.

Il sourit et porta une nouvelle fois la tasse à ses lèvres. Cela faisait un bon moment qu'il n'avait pas mis les pieds dans la peau de Nathan Lévy, ce journaliste mal dégrossi au passé trouble, et pourtant c'était cette apparence qui lui seyait le mieux.

-Je sais aussi que vous n'êtes pas responsable du meurtre de la Bête, de Baloth ou encore de Sarah Holland, ni de ceux qui vont probablement suivre d'ailleurs. Je sais aussi que vous êtes sûrement venu ici pour vous assurer que je n'aille pas cafter que vous êtes responsable de la destruction de la villa. Et honnêtement, cela n'a plus aucune importance. Je n'ai aucun intérêt à vous dénoncer, vous pouvez rengainer vos armes et rentrer chez vous. Mais aux vues du spectacle que vous m'avez offert, je suppose que vous n'en ferez rien.

Il se redressa alors, un léger sourire aux lèvres, presque provocateur.

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MessageSujet: Re: Du Rififi à Fulham.   Ven 29 Aoû - 19:49

Wikke détestait une chose. Une chose en plus de toute les autres. Il détestait qu'on le prenne pour un con. A ce moment, on le prenait non seulement pour un con, mais on mettait en plus le doigt sur des choses un peu trop subtiles pour lui. Le lord était un journaliste ? Un putain d'agent double ? Un collectionneur de fossiles qui n'avait aucun intérêt à avoir ce qu'il demandait ?

C'était quoi, ce foutoir ? Sur le visage du Hollandais brûlant, ce n'était plus vraiment le rictus sarcastique du tueur psychotique qui s'affichait. C'était plutôt un rictus énervé, celui qui se sentait floué. Celui qui était en général mauvais signe, puisqu'il indiquait que le tour de l'affaire devenait personnel, ou du moins, plus personnel qu'il ne l'avait été jusqu'alors.

" J'ai une mauvaise expérience avec les types qui n'ont pas peur de la mort. " répondit-il au facétieux vis-à-vis, ne baissant pas son arme d'un pouce, " Et j'ai précisément l'impression que tu fais partie de ce genre de bonshommes. J'espère que t'es pas déçu, tu viens de gagner une extension de garantie. "

Evidemment, ne pas tirer était un faible argument pour convaincre quelqu'un. La pitié était plutôt bien vue, tout du moins à court terme. Il devait trouver quelque chose. Un argument de poids, de quoi le convaincre. Avec quoi ? La question était épineuse, et on sentait la réflexion de bas-étage à l'oeuvre, alors que l'on entendait les tirs de l'automate s'activer, à l'extérieur, avec la police tentant de briser le blocus. Finalement, c'est un peu par hasard que le mercenaire dégaina un énorme pistolet de son holster de hanche. Un pistolet à clous. Une arme revenue en mode, quand on eût besoin de charger d'énormes pieux de manière à perforer des aliens peu coopératifs pour les clouer au mur, ou juste leur faire mal.
Douce ironie, quand des clous d'une dizaine de centimètres projetés par des électro-aimants étaient l'arme la moins dangereuse de votre arsenal.

" Qu'est-ce que tu sais sur le tueur ? " demanda-t-il, en articulant bien, son gros pistolet braqué vers le buveur de thé. " Je te conseille de parler, parce que si tu ne le fais pas vite, je vais me ... mettre à t'agrafer contre le mur, petit bout par petit bout. "

Oui, c'était bien une seconde d'hésitation qu'il avait eu, en plein milieu de sa déclaration. A vrai dire, il doutait lui-même de la crédibilité de sa menace, puisqu'au vu du gabarit du bonhomme en face, il passerait sûrement l'arme à gauche au premier coup, avec la violence du recul et la douleur du clou chauffé à blanc, mais il n'avait pour ainsi dire pas d'autre moyens sur lui. Il aurait bien pu l'ébouillanter avec le thé ou lui faire avaler du verre, mais il n'avait pas vraiment le temps d'expérimenter des techniques de tortures exotiques sur le vif. Pas avec la Police qui menaçait de briser le périmètre, voir d'appeler l'armée.
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MessageSujet: Re: Du Rififi à Fulham.   Sam 30 Aoû - 15:05

Pas peur de la mort, le choix des mots était juste. Nathan Lévy n'était pas juste dénué d'instinct de survie, sinon il se serait lancé depuis le haut d'une falaise bien des années plus tôt, c'est juste qu'il savait pertinemment qu'il n'allait pas mourir ici. Il était tout à fait certain même que Wikke n'allait pas le tuer. Est-ce que c'était parce qu'il ne le voudrait pas, ou bien parce qu'il ne le pourrait pas ? C'était une autre question, et sûrement que le lord n'allait pas en révéler la réponse tout de suite.

- Bien, de toute façon je pense que nous aurons la chance de tous deux repartir en vie de cet endroit.

Si Wikke le laissait tapoter sur son clavier d'ordinateur, Nathan pourrait sûrement faire se replier les forces de l'ordre. Le noble était connu pour être un excentrique qui n'aimait pas vraiment que le gouvernement, sous quelque forme que ce soit, vienne sur sa propriété. Il avait suffisamment de contacts bien placés dans l'aristocratie et les politiciens de la Grande Bretagne pour qu'on le laisse tranquille s'il le désirait. Mais la menace sous-jacente pourrait se révéler intéressante, brusquant un peu les choses, déliant les langues et laissant les secrets fuser. Toutefois, Nathan doutait que Wikke sache quoique ce soit qu'il eut pu utiliser.

-Agrafez-moi si vous voulez, de toute façon je comptais vous dire ce que je sais. Mais j'ai peur que vous ne soyez un peu déçu.

Il observa un instant l'arme du mercenaire. Oh cela serait douloureux, au moins aussi douloureux que de recevoir une balle entre les deux yeux. L'intérêt de recevoir une attaque possiblement mortelle, c'était que le cerveau et le système nerveux se mettaient en rade plutôt rapidement, diminuant considérablement la durée d'exposition à la douleur.

- Il y a deux tueurs. Je suppose que même la FEMA a dû émettre ce genre d'hypothèses pour le moment. Les blessures de Baloth et de la Bête étaient semblables, mais pas identiques. L'un a frappé avec une lame, l'autre avec des griffes. Votre attaque de la villa du Léviathan a poussé un esprit faible à s'en prendre aux chimères, mais cela vous le savez déjà. Ce que vous ignorez, c'est que quelqu'un d'autre a profité de l'existence de ce malade pour lancer ses propres machinations. Sarah Holland est morte, mais à qui cela profite-t-il ?

Il retourna l'écran de son ordinateur pour le montrer à Wikke. L'image était en noir et blanc, brouillonne, mais n'importe qui aurait reconnu une échographie.

- Piraté depuis l'ordinateur personnel du Léviathan. Sarah Holland était enceinte. Bien entendu, personne ne le sait, et les gens ne se sont pas posés de questions sur les cicatrices qu'elle avait sur le ventre, des cicatrices trop vieilles pour appartenir à une opération récente, à moins qu'on ait accès à certaines joujous de la X-mera. Comment explique ça maintenant...

Nathan se massa un instant le front, réfléchissant à la meilleure façon de présenter la situation à Wikke.

- Celui qui a tué Sarah a récupéré l'embryon de son enfant hybride avec le Léviathan. Un enfant qui possède des propriétés effrayantes comme vous pouvez le savoir après avoir rencontré son père. Je savais qu'en vous envoyant attaquer la villa, les crimes contre la X-mera augmenteront, et que quelqu'un en profiterait pour récupérer l'enfant. Vous avez accompli votre objectif Wikke, et tout se passe comme il était prévu. Mais je suppose qu'après ce que je viens de vous dire, vous n'allez pas me laisser tranquille ? Peut-être me ferez-vous le plaisir de me raccompagner à Halden City.

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