Venez jeter un coup d’œil à Halden City, chaleureuse métropole de la Côte Est des Etats-Unis. Ici, l'herbe est verte, le ciel bleu, et les supers-héros côtoient tant bien que mal les humains et les aliens, dans une atmosphère tendue. Qui rejoindrez-vous ?
 
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 La chasse est ouverte !

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Léviathan
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MessageSujet: La chasse est ouverte !   Lun 7 Avr - 18:00

Léviathan observa un temps le soleil qui venait miroiter à la surface de l'eau de la piscine. Il observait l'eau chlorée sans se décider à y plonger. Il n'aimait pas toujours la sensation de cette eau, insipide et stérile. Bien entendu, c'était une nécessité pour une humaine telle que Sarah, mais cela faisait bien longtemps qu'aucun des micro-organismes qui pouvaient se développer dans de l'eau croupie n'avaient plus aucun impact sur lui. Il était immunisé contre ces parasites depuis des générations.

D'un pas lent, il s'aventura sur la terrasse, portant ses yeux vers le soleil. C'était une belle journée, trop belle presque, et aujourd'hui il ne travaillait pas. Seulement, il était presque incapable de savoir quand est-ce qu'il travaillait ou quand est-ce qu'il était censé se reposer. Ces principes humains étaient quelque peu exaspérants, mais Sarah avait insisté pour qu'il reste chez eux pour cette journée... Qu'il prenne du temps pour lui. Ne passait-il pas déjà de toute façon tout son temps avec lui-même ? Comme s'il devait s'oublier quand il était en société. Etrange encore une fois, mais il comprenait la nécessité de ce principe pour les humains. Après tout, avec tous leurs faux-semblants et leurs couches successives d'émotions, le repos devait être une chose rare.

Il n'en restait pas moins qu'il aurait préféré éprouver les limites de ce corps au lieu d'attendre stupidement chez lui. Il aurait mieux fait de partir à la recherche du projet Béhémoth... Oui, c'était sûrement ce qu'il aurait dû faire, mais ses coéquipiers étaient déjà dessus, et s'ils avaient eu du nouveau, ils l'auraient contacté. Il s'immobilisa au soleil, et ferma les yeux. La chaleur venait irradier ses écailles, et il pouvait sentir l'énergie lumineuse bombarder ses cellules. Une légère pensée, et ces mêmes cellules commencèrent à synthétiser des chloroplastes, et par la même occasion, Léviathan à réaliser de la photosynthèse. Mais il suspendit le processus aussitôt. Ce n'était pas raisonnable. L'apport en énergie par ce procédé aurait entraîné une prise de masse importante, et sûrement une évolution vers un nouveau stade peu adapté en milieu urbain.

Poussant un soupir, il s'approcha de la rambarde. Léviathan n'avait pas vraiment d'argent... Après tout, il n'était pas considéré comme un être humain et selon certains il n'était même pas censé posséder quoique ce soit, comme un animal. Pourtant la villa superbe qu'il habitait pouvait être considérée comme sienne. Elle appartenait en théorie à X-mera, mais sans lui, il n'y avait pas de X-mera. Et puis, s'il ne voyait pas l'utilité d'un tel lieu en général, il s'y sentait moins assailli par la puanteur de la ville. De plus, il n'avait aucun intérêt à en priver Sarah.

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Wikke Hulbrecht
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 7 Avr - 20:55

" Fok, c'est ça qu'ils appellent des viennoiseries ? " Le mercenaire déglutit avec difficulté pour avaler sa bouchée, en prenant soin de l'arroser dans la foulée d'une gorgée de café tirée d'un gobelet sorti de l'un des établissements d'une grande enseigne de cafés qui avait eu l'amabilité de s'implanter juste en face du terminal privé de l'aéroport de la ville. " Boet, si je choppe la tête de noeud qui a eu l'idée de mettre de la crème dans des croissants ... "

Son oreillette émit un léger bip, et il en sortit une voix familière au charmant accent chinois.

" Godzilla en approche terminale, ils embarquent tout le matériel, et un vrai petit-déjeuner. "

Wikke sourit, surtout pour lui-même, à vrai dire, tout en lâchant sa réponse.

" T'es la meilleure, chéri. "

Il faisait encore noir, et il vit l'hélicoptère avant de l'entendre. Cela, il ne put le faire que quand il fut à moins d'une centaine de mètres, et qu'il se posa, soute face à lui. Celle-ci s'ouvrit, et une bande de fantassins d'OPEX en sortirent, bardés d'équipement en tout genres, pour couvrir les alentours.

Il monta nonchalamment, collant une tape dans la carlingue derrière lui, et tous remontèrent en ordre. La cale se ferma, et alors que l'appareil s'élevait à nouveau, sa peinture sembla prendre vie, pour virer d'un noir d'encre à un gris anthracite, accompagné de multiples identifications faites comme au pochoir, et d'un signe des plus parlant sur sa queue : "U.S. Air Force". Pendant ce temps, le pilote terminait ses préparatifs :

" Camouflage, check. Identification, check. Signature thermique, check... " Il s'interrompit une seconde, tourna la tête vers l'un des écrans, et puis se tourna vers Wikke, qui venait de rentrer dans l'habitacle. " Tout les systèmes sont en ligne, pour la FEMA, on est de la police, et pour la police, de la FEMA. Votre femme a laissé les croissants et le thermos de café dans la malle, à l'arrière "

Le baroudeur laissa toutes ses dents briller en posant sa main vigoureusement sur l'épaule de son pilote, puis il se retourna pour aller chercher sa pitance, avec son fusil du jour. La malle en question, il la déverrouilla avec un bête code à huit chiffres, loin de la sophistication en marche, et avec un code des plus clichés, en sus, puisqu'il était question de la date de naissance de sa fille. Là, c'était un fusil antimatériel modifié qui l'attendait, un sacré paquet de munitions, un thermos, et une boite en fer blanc avec un petit mot dessus : "Bouffe-les tous !" Il l'ouvrit, et dedans, des croissants. Des vrais.

Encore une occasion de sourire. Voilà une journée qui s’annonçait des plus radieuses.

Après tout, pourquoi ne l'aurait-elle pas été ?

Quelques jours plus tôt, un aristocrate anglais maniéré et relativement étrange l'avait contacté, pour qu'en sa qualité de chasseur des plus distingué, il lui ramène la tête de celui qu'on appelait "Léviathan" : un saurien de légende qui s'avérait travailler pour X-Mera, l'une des plus grosses corporations du pays -si ce n'est du monde.-

Commencer la semaine par un safari subventionné sur une villa de plusieurs hectares en périphérie de la ville ? Cela sonnait quasiment comme un cadeau d'anniversaire ! Il enfila une nouvelle bouchée de croissant, se rinça le gosier d'une gorgée de café, laissa échapper un grognement de plaisir, et se mit à l'ouvrage pour assembler son engin de mort en rigolant diaboliquement. Vingt kilogrammes d'acier croate modifié pour tirer des munitions explosives et incendiaires, il fallait au moins ça pour s'occuper d'un grand gaillard couvert d'écailles !

Et la tête ?

Ah, il suffirait de viser le corps, on la retrouverait plus tard !..

Finalement, le soleil les accueillit avec ses premier rayons quand ils pénétrèrent dans l'espace aérien de la résidence, et c'était surtout sur le silence de l'appareil que l'on comptait pour l'effet de surprise. Le silence, et l'illusion.

" Ahoy, vos insignes, les gars, foutez-les dans la malle ! Prenez celle des bérets verts ! On va lui offrir un joyeux feu d'artifice ! "

Et les hommes obtempérèrent, et, sous les guêtres de commandos américains, sautèrent par la soute ouverte à quelques centaines de mètres de la splendide propriété privée, se reposant sur leurs exosquelettes pour amortir la chute.

Pendant ce temps, l'hélicoptère fit un tour de l'édifice, observant son architecture, ses baies vitrées, sa piscine ... Et lui. Là, sur la terrasse, qui semblait toiser l'hélicoptère, tout d'écailles recouverts ...

Ah, le beau bestiau ! L'anglais ne s'y trompait pas, c'était une pièce de choix, plus impressionnante encore que sur les photographies ! Difficile d'estimer son poids à vue d’œil, et Wikke n'était pas spécialement zoologue ou spécialiste des lézards, mais il devait dépasser les deux bons mètres, et plus encore si l'on comptait la queue. A vrai dire, à voir l'anthropomorphisme de la bête, et tout les muscles qui le recouvrait, le mercenaire l'estimait à plus de cent et cinquante kilos de barbaque bien ferme à faire chauffer sur le grill ...

Car oui, le chasseur de primes que voilà n'était pas un fameux exemple d'intelligence critique. Il vivait pour le moment, pour le frisson. Ici et maintenant, c'était lui, son fusil, et sa cible ; et la porte latérale de l'hélicoptère s'ouvrait sur un homme refermant la culasse de son engin de mort sur une énorme cartouche, avec un air un peu trop guilleret...

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Léviathan
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 7 Avr - 22:05

La majorité des reptiles goûtaient avec leurs langues, enfin, sentaient même avec leurs langues, la sortant régulièrement pour avoir un aperçu des odeurs flottant dans l'air. Enfin, c'était toutefois le cas des serpents. Bien entendu, beaucoup aussi se déplaçaient en suivant les vibrations de l'air. Mais Léviathan avait des sens bien plus développés que n'importe lequel des reptiles, et bien plus développés que ceux de n'importe quel humain aussi d'ailleurs. L'arrivée de l'hélicoptère ne le surprit pas le moins du monde, il l'avait entendu venir. Il se questionnait plutôt sur la raison de la présence d'un tel engin juste au-dessus de sa propriété.

Il aurait pu continuer sa méditation, même lorsqu'il aperçut les silhouettes atterrir dans sa propriété. Un claquement sec retentit, résultant d'un mouvement de la langue de Léviathan. Il était agacé. Qu'on vienne s'en prendre à lui c'était une chose, il avait son lot de rixes et d'affrontements dans les rues, ou même simplement parce que des gens n'aimaient pas sa gueule. Mais la majorité des singes sans poils assez peu évolués pour lui chercher des noises avaient tendance à rester loin de chez lui. Titiller un monstre c'était une chose, mais aller affronter la bête dans son repère, c'était un manque de respect inacceptable.

Ces hommes étaient toutefois préparés, et ils semblaient vouloir sa peau, pas seulement le faire prisonnier. Comme si on pouvait le tuer aussi facilement. Une seconde à peine s'était passée le temps que toutes ses réflexions traversent son esprit. Dans un bond leste, Léviathan plongea dans le jardin qui entourait la piscine, et où les hommes venaient de se disperser, sûrement pour l'encercler. L'expérience ferait tout autant l'affaire que les super-pouvoirs dans cette histoire assurément. La couleur des écailles de Léviathan changea pour se confondre parfaitement avec celle de la végétation environnante. Une vulgaire astuce de caméléon.

Mais elle ne durerait pas longtemps. Des types pareils devaient avoir de quoi le traquer via sa température corporelle. Une part de lui était toujours agacée, il espérait que ces hommes n'abîmeraient pas trop certaines essences de son jardin. Mais d'un autre côté, ils lui offraient une opportunité exceptionnelle d'oublier pour un temps sa pseudo-humanité et revêtir une mentalité plus... bestiale.

Il n'allait pas s'amuser à attendre d'être encerclé, et que les dégâts infligés à son corps deviennent trop élevés et qu'il se retrouve incapacité. Non, il allait à l'encontre de ses adversaires, pour leur montrer qu'entre proie et prédateur, la ligne pouvait se révéler bien mince. Il devait aller vite, mais il avait la rapidité pour lui. Bientôt son regard se posa sur l'un des hommes, et il bondit tel un fauve, toutes griffes dehors. Il pourrait l'anesthésier avec ses griffes... Il ne s'était pas demandé pourquoi ces gens étaient là, mais si un mandat d'arrêt avait été posé contre lui, il aurait été prévenu par d'autres moyens. Ces hommes n'étaient pas là pour l'arrêter, et il allait leur montrer qu'ils avaient fait une erreur.

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Wikke Hulbrecht
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 8 Avr - 11:52

Wikke épaula l'épaule fusil à la manière d'un bazooka, tel que son agencement le prédestinait, puis il tira un coup. Le percuteur vint à la rencontre du sabot, puis déclencha la détonation. La munition, grotesque évolution d'une flèche à la puissance quasiment ridicule, bondit hors du canon. Quelques centimètres à peine après être sorti, elle déploya ses ailettes stabilisatrices, et accéléra vers sa cible à plusieurs milliers de mètres à l'heure.

Le coup toucha au but. Cela était nette, car ledit but n'existait plus.

Dans une tempête de fumée et de débris, le bois flottant terrasse se changea en une volée d'échardes, qui elle-mêmes se volatilisèrent à quelques mètres à peine du sol, réduites à néant par la chaleur infernale d'un brasier surnaturel.

Là où se tenait le saurien quelques instant plus tôt, il ne restait plus qu'un cratère de quelques trois bons mètres de large, et sûrement tout aussi profond, témoin silencieux et absurde d'une époque en pleine perte de repère...

" Je suis déçu. " soupira le mercenaire à l'intention de son opératrice, en ouvrant la culasse de son arme pour y fourrer une autre de ses fléchette infernales. " Je m'attendais à ... Je sais pas trop. Mieux ? "

Comme pour lui répondre, sa radio se mit à grésiller des échos de combats qui se livraient maintenant dans le jardin.

" Contact ! Il a Viper-5 ! "

L'exclamation de l'opérateur fut suivie des échos de la fusillade. Une autre tempête de feu, que l'on entendait sans peine malgré le vacarme de l'hélicoptère ou les quelques centaines de mètres qui les séparaient, fit sourire Wikke.

" Démon chanveux ! Ah-ah, befok ! On fait un tour avec l'hélicoptère. " s'exclama le baroudeur dans ses canaux de transmission, en s'accrochant à l'une des barres latérales de son appareil. " Accroches-toi à tes écailles, Moby Dick ! Achab est venu pour toi ! "

Au sol, l'atmosphère ne semblait pas aussi détendue. Avec leurs masques intégraux et leurs équipements, les mercenaires percevaient leur environnement avec une acuité fabuleuse. Le Léviathan ne s'y était pas trompé, et son réflexe de caméléon, si il eût été fabuleux contre des individus non équipés, n'était d'aucun secours ici. Les guerriers suivaient leur proie à sa chaleur, à ses traces et à ses bruits. Chacun était éloigné de ses collègues de plusieurs mètres, précisément pour éviter des pertes trop importantes, mais surtout trop rapides, en combat rapproché.

Et pourtant, déjà, le festival commençait. En dépit de leur entraînement, de leur matériel, de leurs armes ... Déjà, ils avaient perdu un collègue. Cela était à vrai dire plus rageant que démoralisant, mais pas encore suffisant pour faire perdre leur professionnalisme à ces hommes.
Leur première tentative d'encercler le saurien avait échoué. Qu'à cela ne tienne, leur mission restait inchangée, seul les méthodes différaient ! Redoublant d'effort pour tenter de suivre des yeux la signature de leur cible qui, malgré leurs équipements avancés, restait extrêmement rapide. Toutefois, au lieu de le suivre à pied bêtement pour l'intercepter au corps à corps, ils entreprirent de briser leur formation en cercle et de reculer jusqu'au gazon, continuant à noyer le bosquet d'un tir de suppression ininterrompu, particulièrement dru et nourri. Les munitions traçantes fusaient en tout sens, se logeant dans les murs, les troncs, les dalles ou même les transats, tandis que les soldats se regroupaient à l'écart, couvrant leur retraite en envoyant des grenades au phosphore blanc dans le lieu de culture : ils espéraient que ce traitement, en plus d'aveugler leur cible, pourrait éventuellement la forcer à sortir de son couvert, ou l'incinérerait à l'intérieur. Si ce n'était pas le cas ? Eh bien, ils entreprendraient d'attendre que la zone ne soit qu'une vaste friche en cendres, où l'avantage de la végétation serait inexistant. Là, alors, ils pourraient retourner pour tenter le déloger.

Pendant ce temps-là, l'hélicoptère se repositionnait, et à son bord, il était un individu, heureux comme un enfant dans une fête foraine, qui mourait d'envie de refaire un énorme trou. Dans quelque chose de vivant, cette fois-ci, de préférence.
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Léviathan
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 8 Avr - 14:24

L'exosquelette des mercenaires aurait pu les protéger contre les coups de Léviathan. Seulement, ce dernier avait l'habitude d'affronter des ennemis pareils, et finalement, ce n'était pas très différent que lorsqu'il mangeait des crustacés dans des restaurants sophistiqués. Il suffisait d'arracher un morceau, parfois deux, avant de pouvoir plonger ses griffes dans la chair tendre et rougeoyante, qui n'attendait que de finir déchirée en lambeaux. Il avait complètement ignoré l'explosion, achevant de réduire en charpie le premier de ses adversaires.

Mais les individus l'avaient repéré facilement, et il se retrouva noyé sous les projectiles. La majorité des balles ricochaient contre ses écailles, ou bien s'enfonçait sans causer de véritables dommages. Dans tous les cas sa régénération naturelle aurait tôt fait de l'en débarrasser. Instinctivement, il avait revêtu son apparence de combat, comme à chaque fois qu'il se retrouvait dans ce genre situation. Quoique sa villa ne se faisait pas attaquer trop régulièrement. Ses écailles s'étaient épaissies à des endroits stratégiques, et même certaines arrêtes osseuses s'étaient formées. Bondissant derrière un arbre suffisamment épais pour le cacher, il subit le feu de ses adversaires quelques dizaines de secondes, voyant l'écorce exploser tout autour de lui. On lui avait déjà prit sa piscine, et maintenant c'était au tour de ses essences qu'il avait planté avec soin !

Il bondit vers un nouveau repère, utilisant tous ses réflexes et toute sa vélocité pour éviter la majorité des tirs. Les hommes changeaient de formation, et il devait en abattre le maximum. Seulement, s'attaquer au corps à corps à l'un d'entre eux revenait à essuyer les tirs des autres. Quoique cela mettrait aussi en danger sa cible... Le camouflage ne servait à rien en tout cas. Léviathan bondit à nouveau, recevant plusieurs balles dans sa poitrine, saisissant un homme et s'évertuant à lui arracher la gorge et les membres, et à l'éviscérer en passant... Le pari était simple : arriverait-il à tous les tuer avant que les blessures soient trop importantes ?

Dans la villa, une personne quant à elle n'avait pas pu ignorer la formidable explosion qui avait balayée la piscine. Sarah avait imaginé cette journée se déroulant autrement, et commençant autrement. Laisser un peu de temps à son compagnon, en prendre aussi un peu pour elle, et pouvoir être autre chose que Scalegirl pour aujourd'hui. Seulement, elle n'aurait pas cela. Au moins avait-elle pu profiter un minimum de sa grasse matinée.

Son premier acte fut de foncer vers le placard sécurisé dans la chambre. La porte s'ouvrit révélant le costume de l'héroïne ainsi que son casque. Le premier commença à se déplacer vers elle, et sans plus attendre elle se débarrassa de son peignoir pour laisser les écailles la recouvrir. Une fois complètement vêtue comme Scalegirl, elle tenta de communiquer avec Léviathan.

Il n'y eut qu'un grognement sourd, des images de sang et de combats. Cela n'augurait rien de bon, apparemment, son compagnon était en train de se battre, ce qui expliquait que l'explosion était tout sauf innocente. Sarah, décida alors de prendre un objet qu'elle n'utilisait jamais quand elle jouait au jeu de la super-héroïne. Son pistolet en main, elle s'approcha de la fenêtre qui donnait sur le jardin et la piscine. La dernière manquait, ne laissant plus qu'une parcelle de terre carbonisée. Des hommes étaient visibles, nombreux... Bien équipés... Si la FEMA était derrière cela, elle aurait été au courant, peut-être.

Reste où tu-es.

La voix de Léviathan retentit un instant, alors qu'il venait de rejoindre un nouvel abri provisoire. Elle était impérieuse, comme toujours, et n'offrait à la femme aucune possibilité de désobéir. Ce qui ne l'empêcha pas d'insulter son compagnon copieusement. Elle allait rester où elle était oui, pour ne pas le gêner. Ce qui ne l'empêcherait pas de pouvoir tirer sur les hommes qui seraient à portée depuis la chambre. Elle était presque certaine de pouvoir les dominer au corps à corps grâce à l'armure.

Avec de la chance, elle apporterait ainsi suffisamment de répit à Léviathan pour qu'il puisse en finir avec ses adversaires. En portant un regard sur la portion de leur villa manquante, elle se demanda si son assurance couvrirait de telles réparations.

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 9 Avr - 13:25

" On a trois hommes au tapis ! On a pas le matos adapté contre ça ! "

Depuis son poste dans l'hélicoptère, le mercenaire regardait la scène, et force était de constater que celui de ses gars au sol qui avait dit ça était dans le vrai : se limiter à de vulgaires fusils d'assauts en partant contre un lézard cuirassé. Ça, oui, ils l'avaient sous-estimé, et bien !

Et comme pour répondre à son scepticisme interne, une voix féminine raisonna dans son oreille.

" J'ai dérouté le 911 sur ma ligne, tu peux y aller. "

" J'ai dit quelque chose ? "

" Non, mais comme à chaque fois que tu perds, tu va t'énerver et frapper la table. Tu n'a pas de table à casser, mais tu es à bord d'un hélicoptère équipé de deux canons automatiques de trente millimètres à munitions guidables explosives et incendiaire avec tête en uranium appauvrie et de quatre paniers de douze roquettes thermoguidées de soixante-dix millimètres à fragmentation. Donc j'ai neutralisé la ligne des urgences pour éviter aux voisins de t'interrompre. "

Wikke porta la main à son oreille, faisant la moue.

" C'est quoi, ça ? Tu t'es reconvertie en chroniqueuse à Radio Bière Foot ? "

Un petit rire malicieux et haut-perché vint en réponse.

" Non, mais je m'amuse follement de ta capacité à avoir une érection dès qu'il est question de gros flingues, juste en regardant les relevés de ton armure... Ah, les mecs, vous êtes tous les mêmes. Oh, et j'ai uploadé de la musique sur le serveur de l'appareil. "

" La Chevauchée des Valkyries ? " tenta le mari en souriant.

" Grands dieux, non ! " soupira Roxane " Quelque chose d'autre, pour te cultiver un peu ! "


" Tiens, chérie, je sais que malgré toutes les fois où je l'ai mis sur ta table de chevet, tu ne l'as pas lu mais ... Achab meurt dans Moby Dick. C'est pas pour paraître pédante mais ... Fait attention à toi. "

Wikke cracha vers l'horizon aux premières notes, et épaula son fusil en direction du lézard, avant de tirer un coup de nouveau. Las, encore. Il explosa simplement le cadavre désarticulé de l'un de ses hommes, dont les débris d'os et de métaux connurent le même sort que les échardes de bois : une douche de cendres rougeoyantes et de terre dans un énorme cratère vitrifié.

Il tapa contre la carlingue, rageur.

" Ok ... Fok ! " éructa le chasseur " T'as gagné, Moby Dick. Fini la rigolade. Chauffeur, sort les deux-trente ! Je veux voir du steak de crocodile sur tout le jardin ! "

Il posa son fusil sur le banc de toile voisin tandis que l'hélicoptère dévoilait deux canons de sa soute centrale, et il porta la main sur son oreille.

" Viper, ici Godzilla, appui aérien lourd en approche pour tir d'interdiction. Rompez l'engagement et dirigez vous vers le toit de la baraque pour évacuation. On vous couvre. "

Immédiatement après, la voix de son opératrice prit le relais dans les oreilles des mercenaires :

" Viper, ici la Lune, attention, contact repéré dans la maison, une femme armée, signature thermique analogue à la cible. "

Au sol, déjà, les hommes restant faisaient demi-tour vers la maison, continuant à tirer, et activant leurs marqueurs pour "peindre" du mieux qu'ils pouvaient le saurien aux munitions de l'hélicoptère.

" Estimation danger, Lune ? " s'enquit le chef d'escouade

" Une arme de poing légère. " lui répondit-elle " C'est probablement la femme de la cible. Apparemment, elle n'a rien sur le visage, balancez des lacrymos et des flashs et passez sans vous occuper d'elle. Évitez l'engagement à courte portée, on a déjà sous-estimé l'alligator, pas la peine de refaire la même erreur. "

Et, suivant ses instructions, les hommes se dirigèrent, en se couvrant mutuellement, vers la maison. Il y balancèrent par les fenêtres, au moyen de lance-grenades directement montés sur leurs poignets, des grenades aveuglantes et lacrymogènes, avant de s'y engouffrer, profitant de leurs respirateurs artificiels et de leurs masques intégraux.
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 9 Avr - 14:27

Le corps de l'un des mercenaires était suspendu aux griffes de Léviathan, ce dernier l'utilisant pour absorber certains des tirs. Mais assez rapidement il se rendit compte que ses assaillants semblaient battre en retraite. Il avait vu des tirs provenir de la chambre. Sarah avait-elle était assez stupide pour se mêler de ce combat ? Mieux valait la rejoindre le plus vite... Elle était capable de se défendre, mais ces hommes étaient des professionnels !

Le bruit des pales le ramena à la réalité. Dans sa guérilla miniature il avait presque totalement oublié l'hélicoptère d'où les types avaient débarqué. Son regard se porta sur la machine de guerre. "Belle saloperie", se laissa-t-il penser. Si les humains n'avaient pas pu développer de tels objets, ils seraient encore en train de se faire rapiécer par le premier prédateur débarquant en ville. Les peuplades aliens les auraient pour beaucoup massacrées. Léviathan était déjà blessé de manière superficielle à plusieurs endroits, des impacts de balles étaient visibles sur plusieurs de ses écailles, mais le processus de régénération lui épargnait pas mal de coups.

Des bombes lacrymo et lumineuses partirent dans la chambre où se trouvait Sarah. Elle devait déjà être en train de tousser à en recracher ses poumons et à pleurer comme pas possible. Une sorte de grognement monta de la gorge de Léviathan, il en avait assez de cette petite bataille. Il se mit à courir à quatre pattes, plus comme un fauve que comme un être civilisé. Il n'avait pas franchement beaucoup de choix de ce côté. Les hommes avaient rejoins la maison, autant en faire de même ! Léviathan se mit à prendre plus de vitesse, pour finalement réaliser un bon prodigieux. L'un des tirs l'atteint toutefois, venant fissurer son armure d'écailles, et il s'écrasa contre le mur de la maison, alors qu'il cherchait à atteindre la fenêtre du premier étage et Sarah.

Ses griffes lui permirent toutefois de se fixer au mur, et de ne pas retomber par terre. Son sang coulait par la plaie, mais rapidement il ne devrait plus rester que des cicatrices. Aucun organe vital n'avait été touché, pour le moment du moins. Avec sa vélocité naturelle, il se déplaça le long de la paroi verticale pour rejoindre la pièce encore embuée des vapeurs de bombe lacrymo. Une fine pellicule recouvrit ses yeux pour les protéger. Sarah était en train de tousser à ses pieds, les yeux rouges, son glock à quelques centimètres d'elle. Les hommes avaient déjà dû franchir la pièce, et il s'imaginait très bien que l'hélico n'allait pas hésiter longtemps à pulvériser toute la façade s'il restait ici trop longtemps.

Rapidement il prit Sarah dans ses bras, avant de courir vers l'intérieur de la baraque. Ils étaient au premier étage, ses adversaires pouvaient toujours être au rez-de-chaussée... Mener le combat ici leur ferait sûrement perdre l'avantage du nombre. Il entra en éruption dans la salle de bain, et déposa Sarah dans la baignoire. Elle n'avait aucune blessure. Mais elle était hors jeu pendant un bon moment. Pas la peine d'appeler l'un de ses autres camarades. Ils étaient entré sur son territoire, à lui de leur donner une bonne leçon. Il décapita l'un des robinets du lavabo, l'eau se répandant partout dans la pièce.

Il s'accorda quelques secondes d'absence... Laissant tranquillement l'humidité ambiante se répandre le long de ses écailles. Il repensait à toutes ses années dans la forêt amazonienne, loin de toute civilisation, loin de conflits comme cela, de toutes ces armes. Son corps réagit au stimulus, il se rappelait la chasse, et tout ce qui allait avec, tout ce qu'il fallait pour devenir le roi de la jungle. Plusieurs de ses écailles s'étendirent en excroissances osseuses, formant des sortes de pics. De l'eau, et toute l'énergie que son corps pouvait lui fournir. Survivre, dévorer, évoluer. Sa mâchoire se déforma, devenant plus primitive. Ses réserves lipidiques étaient converties en protéines, puis en muscles pour augmenter sa masse musculaire.

Sarah en sécurité, prêt pour un nouveau round, Léviathan s'élança en dehors de la pièce. Il avait une petite surprise, un nouveau conduit au-travers de sa langue qui projetterai une sorte de bile acide. Ils avaient des armements variés, un hélico, lui avait des milliards d'années d'évolution dans ses veines. Mais de tels changements venaient avec une contrepartie : une faim redoutable venait couver dans son estomac, ses pensées devenaient presque confuses. A lui de s'occuper des individus dans la villa, l'hélico viendrait ensuite.


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 9 Avr - 16:32

" Viper, ici Lune, sortez de la maison. Tout de suite ! "

" Qu'est-ce qu'il y a, Lune ? "

" Godzilla a touché au but, mais la cible a survécu et s'est réfugiée à l'étage. Les capteurs s'affolent, toutes les prévisions partent en couille... "

La voix de l'asiatique était empreinte de frustration, de colère aussi. La colère de l'incompréhension.

" Et par s'"affole", on doit comprendre quoi, sans les détails techniques ?

" Je ... Je ne sais pas ! Je ne comprends pas ! "

Les soldats, gardant la cage d'escalier depuis le rez-de-chaussée, en formation pour couvrir tout les angles, commencèrent à échanger des regards.

" Est-ce qu'Einstein vient juste de dire qu'elle bitait pas ce qui se passait ? " demanda l'un d'eux, avec un doute certain dans la voix.

Le doute venait à être partagé par tous, très vite. Il y avait en effet une raison pour laquelle on appelait la femme de Wikke la "Dame de la Lune", et loin de la simple et savante référence culturelle à la mythologie chinoise, on avait adopté ce surnom car elle n'était clairement pas de ce monde : elle connaissait tout, savait tout, prévoyait tout avec plusieurs coups d'avance. Elle était ce qui faisait la réussite même des opérations de Wikke et de ses hommes, sans lesquels ils n'étaient guère autre chose qu'une bande de commandos avec de grosses armures, avec des capacités d'adaptations bien moindres face à une menace qu'eux ne comprenaient pas.

Mais si Elle ne comprends pas quelque chose, n'est pas capable de le prévoir ou de l'interpréter ... Alors, pour être familier, "C'est la merde."

Et comme pour confirmer leur propos, une patte couverte d'écailles passa au travers du plafond pour récupérer l'un des mercenaires, et l'emmener à l'étage. Sans se poser de questions, les soldats se mirent à nouveau à battre en retraite, dans ce qui semblait n'être maintenant qu'une parodie burlesque d'un film d'horreur des années quatre-vingts

Pendant ce temps-là, dans l'appareil, l'heure était aussi à l'interrogation. Criblé de cratères d'obus, le jardin et la façade de la maison ressemblait maintenant trait pour trait à une reportage photo que l'on aurait pu sortir d'Irak ou d'Afghanistan dans les moments les plus chauds des conflits. Un chef d'oeuvre d'harmonie et d'architecture transformée par la magie de la poudre en chef d'oeuvre d'ironie post-moderne : le bois brûlait, le béton était couvert de cicatrices, de lézardes et de cratères, les vitres avaient volés en éclats et à l'intérieur, les quelques meubles touchés s'étaient répandus en tout sens, tandis que les canapés et autres sièges voyaient leur mousse saturer l'atmosphère en une curieuse parodie de neige.

Et devant cela, l'hélicoptère, en vol stationnaire, déploya ses paniers de roquettes depuis ses soutes ventrales. Remarquant cela, Wikke se mit à aboyer contre le pilote.

" Tu fous quoi, domkop ? C'est nos gars à l'intérieur ! "

Ce dernier était confus, et levait les mains en signe de démission, tandis que les roquettes bondissaient en direction de la maison. La première percuta la façade, qui vola en éclat avec une force terrifiante, et l'on put sentir la chaleur jusqu'à l'hélicoptère.

Le mercenaire, impuissant, regardait médusé le spectacle, alors que toutes fusées partaient transformer la propriété en boule de feu.

" Non ! Non, non, non ! Putain ! Qu'est-ce que c'est ? "

" Je prends le contrôle de la situation. "

Et Wikke, de médusé, passa à terrifié. Cette voix qui résonnait dans son oreille, ce timbre froid, sec et sans la moindre once de chaleur humaine, c'était la Dame de la Lune. La vraie. Un monstre de logique, l'ordinateur qui sommeillait au fond de sa femme. Une machine, dans laquelle le caractère enjoué et pétillant de Roxane n'était plus qu'un fantôme.

" Non ! Merde ! Roxane ! Parles-moi ! "

Quoi qu’avait fait le Léviathan, il avait effrayé Roxane, il l'avait sûrement prise au dépourvu, et par la même, énervé la Dame de la Lune.

" Signes vitaux de Viper-2 critiques, rupture de la moelle épinière. Il est perdu. "

Dans la maison en flamme, une nouvelle explosion retentit : celle du cadavre de l'homme que l'énorme lézard avait fait disparaître quelques minutes plus tôt.

" Viper 5, 6 et 8, lacérations multiples, rupture critique des combinaisons. Morts. On ne peut risquer une extraction des cadavres. "

Trois explosions de plus, suivies de gerbes de sang dans le jardin.

" Viper 1, 3, 4 et 7. Dommages superficiels. Etat de choc psychologique, émotions contradictoires. Etat physique stable et opérationnel. "

De la fumée surgirent les quatre soldats, deux d'entre eux portant un troisième sur leurs épaules, faisant signe à l'hélicoptère.

" Non. Activité cérébrale concentrée sur la peur. Douleur brouillant les perceptions. Réactivité insuffisante. Prise de contrôle directe nécessaire. Anesthésie. "

Des LEDs rouges se mirent à briller sur les casques et les armes des soldats, tandis qu'ils cessèrent tout mouvement l'espace d'une seconde. Et puis les deux lâchèrent le blessé, qui se releva, et ils se mirent à courir vers l'hélicoptère avec une démarche fluide, stupéfiante de vitesse, sans aucun mouvement superflu ... robotique. L'armure de Wikke fit un bond en arrière d'elle-même, tandis que la porte de l'hélicoptère se fermait, et qu'il décrocha vers le sol en accélérant dangereusement, avant de faire une embardée et de se stabiliser à quelques dizaines de centimètres du sol, soute ouverte, dans laquelle les mercenaires inconscients sautèrent.

Wikke avait glissé contre la paroi, sur les fesse contre le plancher de l'appareil.

" Roxane ... qu'est-ce ... qu'est-ce que tu as fait ? " articula-t-il, avec difficulté.

" Le nécessaire. Tu es en état de choc, chéri. Repose-toi, je vous ramène à la base. "
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 9 Avr - 16:55

Léviathan n'avait plus aucune retenue, sa main franchit sans difficulté le plancher, pour venir se refermer sur l'un des hommes. Le remontant rapidement, les mains puissantes du reptile vinrent l'enserrer. Sous la pression, les pièces d'armure exosquelette se froissèrent, se brisèrent, mais les plus grands dégâts étaient ceux que subissaient les organes. Face à la rage sans nom qui s'échappait de lui, il ne voyait plus qu'un sac de matière organique, un tas de viande amorphe face à lui, qui n'avait pas mérité les capacités qu'il avait jamais reçu. Dès lors, Léviathan fit de l'homme qu'il avait entre les mains ce qu'il aurait dû être : de la mélasse.

Mais il en restait plusieurs, et il les traquerait, il les détruirait tous. Les vibrations se propagèrent le long du sol. L'explosion retentit quelques microsecondes plus tard. Le souffle projeta Léviathan contre un mur, la cloison cédant sous son poids. Tout volait en éclat alors que les flammes s'épanouissaient tout autour de lui, venant lécher ses plaies. Le système anti-incendie s'était mis en route, et l'eau venait inonder maintenant toute la propriété. Pendant une fraction de seconde, seul subsista la folie meurtrière dans les yeux de la créature, jusqu'à ce que le souvenir de Sarah revienne à sa mémoire.

Se relevant difficilement il se précipita dans la salle de bain. La roquette n'avait pas endommagé cette pièce. Sarah était en train d'essayer de se redresser, toujours en train de tousser. La pièce était complètement inondée. Il se précipita vers elle, et la pris dans ses bras. Les autres explosions suivirent, amenant avec elles un brasier. Face à une impulsion silencieuse de Léviathan, l'armure symbiotique de Sarah eut aussitôt fait de la recouvrir totalement pour former une sorte de cocon.

Le plancher céda, et il tomba d'un étage dans la fournaise qu'était le rez-de-chaussée. Il avait déjà connu la morsure des flammes, et il y avait déjà survécu. Mais pour Sarah, c'était autre chose... Le costume la protégerait, et il extrairait autant d'oxygène que possible de l'air pour le transmettre à la jeune femme. Mais il fallait la sortir de là, le plus vite possible. Tout tombait en pièces, les murs s'écroulaient, et tous les souvenirs de leur vie commune partaient en fumée. Avançant au milieu de la fumée et des flammes, Léviathan s'approcha de la sortie. Ses écailles épaissies le protégeaient des débris qui chutaient. Lui s'évertuait à protéger sa compagne.

Poussant un rugissement de défi à la maison qui tentait de les avaler dans sa tourmente, il bondit au-travers d'une trouée dans un mur. Pendant un instant, il crut qu'ils allaient pouvoir s'en sortir. Qu'elle allait pouvoir s'en sortir. Ses pattes eurent à peine touché l'herbe calcinée du jardin que la masure s'écroulait sur lui. Sarah atterrit quelques mètres plus loin, lancée dans un ultime geste alors que tout un pan de mur écrasait Léviathan.

Dans son organisme, ses cellules étaient en train de travailler à un rythme effréné. Elles se divisaient à une vitesse insensée, venant se fixer les unes aux autres, se déplaçant à travers la lymphe et le sang. Elles changeaient de forme, se spécialisaient, formaient un tissu cicatriciel le plus rapidement possible. Il fallait endiguer le saignement. Remplacer les cellules qui avaient été calcinées. Les organes abîmées devaient être réparés, tout comme les os brisés. Toute une machinerie cellulaire se mettait en route, puisant dans leurs réserves d'énergie tout ce qu'elles pouvaient.

Léviathan survivrait, il avait survécu à bien pire.

Poussant de toutes ses forces, il souleva les briques qui le recouvraient, émergeant des débris. Son regard se posa sur Sarah. Le cocon était par endroits calciné, et elle aurait sûrement des hématomes, voir des fractures, mais elle survivrait elle aussi. Pour cette fois. Il se tourna vers l'hélicoptère. Sa bouche s'ouvrit, et les excroissances osseuses qui s'étaient formées derrière son crânes se hérissèrent pour former une sorte de collerette. Le rugissement primal retentit.

Peu de gens l'avaient jamais mis autant en colère.


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Jeu 10 Avr - 17:32

Les voitures venaient se masser autour de la maison en ruine. La police avait mis un temps anormal à venir jusqu'ici. Est-ce que les mercenaires avaient retardé les forces de l'ordre ? Ou bien est-ce que la côté de popularité de Léviathan auprès de ces dernières avait encore plus chuté que ce qu'il avait imaginé ? Quoiqu'il en soit, maintenant c'était une cohorte qui se tenait non loin de lui, alors qu'il arpentait les cendres de son foyer.

Sarah était partie à l'hôpital, lorsqu'il l'avait extraite d'une cocon elle était évanouie. Son corps ne devait pas avoir reçu de dégâts, mais la fumée avait pu l'intoxiquer, sans parler du choc en général. Les brancardiers avaient été terrorisé lorsqu'il était arrivé avec elle dans ses bras. Les menaces qu'il avait dû proférer s'il lui arrivait quoique ce soit n'avaient pas dû aider.

Les policiers se tenaient en retrait, observant les ruines, prenant des photos. Les voisins observaient la scène d'un peu plus loin, et des journalistes commençaient à débarquer eux-aussi. Ils voulaient sûrement un cliché des ruines, et si possible avec lui dessus... Tous l'évitaient, ils pouvaient sentir instinctivement qu'il était encore sur les nerfs, il avait envie de détruire, de tuer des choses. Cela ne lui aurait pas demandé grand chose de tous les massacrés.

- Leviathan.

Baloth s'approcha calmement, sûrement le seul individu que l'être millénaire accepterait à proximité. Le Rhinodon portait son armure comme toujours, mais pour une fois les deux êtres avaient presque la même taille. Léviathan n'avait toujours pas repris sa forme initiale, et la faim bouillonnait dans son être. Il devait manger, il le devrait s'il ne voulait pas devenir de plus en plus irritable et s'en prendre à tout ce qui bougeait.

- Tu sais qui c'étaient ?

- Des types... Préparés, mais pas assez pour moi. Ils ont été débordé, ont paniqué, et ont décidé de détruire la maison.

- Je vois.


Un silence se glissa entre les deux êtres... Ils pouvaient sentir les flashs des journalistes un peu plus loin. Quoi de mieux que de prendre l'image de deux héros de la Scale Squad en train de discuter sur les ruines du domicile de l'un d'entre eux ? Il ne manquait plus que Dragon Blade et ils auraient presque étés au complet...

- Je vais les retrouver, Bal', je vais les retrouver, et les dévorer. Je massacrerais toute leur descendance et mettrait fin à leur patrimoine génétique sur cette terre.

- Tu es en colère, et tu as faim. Viens.


Qu'avait-il de mieux à faire ? Il avait déjà appelé plusieurs de ses contacts à la FEMA et à X-mera pour tenter d'identifier les types qui avaient attaqué. Mais l'hélicoptère était à la fois à la FEMA, à la HCPD et à aucune des deux organisations. Quant aux cadavres, il n'en restait plus rien. Certains policiers avaient même eut l'impression que Léviathan avait pété un câble et détruit sa baraque lui-même, blessant sa femme dans le processus.

S'il les avait entendu, cela aurait sûrement été leurs derniers mots.

Les deux reptiles anthropomorphes se retrouvèrent dans le seule endroit où des individus comme eux étaient acceptés. The Voodoo Pizza se trouvait dans un coin de la ville à la limite entre le Centre Ville et Lazarus District. La Scale Squad venait souvent, et le patron était d'ailleurs un proches, d'eux... Mais c'était surtout l'un des seuls endroit où Léviathan pouvait combler son énorme appétit. Ils étaient seuls pour le moment, si ce n'était l'employée en train de s'échiner à préparer la douzaine de pizzas qui avait été commandée.

- Ils voulaient me tuer.

- Alors ils ont mal fait leurs recherches, car aux dernières nouvelles, personne a trouvé comment te tuer.

- Ils ont blessé Sarah.

- C'est une fille forte pour un mammifère, elle s'en sortira.


Léviathan engouffra une part de pizza, il avait repris une apparence normale, et sa colère s'était amenuisée, ne laissant plus que ses réflexions cyniques habituelles... Quoique pour une fois, Baloth lui trouvait un air étrangement humain. La situation avec Sarah était classique, mais jamais encore ils n'avaient été attaqués chez eux. D'autres points se soulevaient : Léviathan avait tué des hommes. Or, il n'avait pas le statut de citoyen américain ou même d'humain. Comme Baloth et beaucoup d'autres, il était toléré. Pas par tous, et ses ennemis politiques utiliseraient l'incident pour l'utiliser contre lui. Le premier d'entre eux serait sûrement le père de Sarah. L'homme politique considérait Léviathan comme le responsable des tensions entre lui et sa fille, et comme un frein à sa carrière politique.

- Les choses vont se corser... C'est jamais simple avec les mammifères, ils sont trop fragiles, et leur société permet aux individus avec peu de potentiel de se reproduire, d'où leurs règles. Certains vont essayé de te mettre en taule Lev.

- Essayer.

- Ouai, mais faudrait mieux garder un profil bas pour le moment.

- Ils ont détruit ma maison.


Baloth poussa un grognement en tapant des mains sur la table, manquant presque de la casser pour le coup.

- Me prends pas pour un attardé ! Le discours de ma maison, ma famille et tout ça, ça marche peut-être sur l'idiot du coin, mais pas sur moi ! Je sais ce que tu es, je sais que tu n'en as rien à foutre de cette baraque, de cette ville. Tu vois plus loin ! Ce qui te gêne c'est Sarah, tu t'es attaché à elle, en tant qu'individu, et non pas à l'humanité et à la pseudo-civilité que tu affiches !

- En effet. Mais eux comprendront que je parte en croisade pour mon territoire et parce qu'ils ont blessé ma femme.

- Sarah n'est pas ta femme. C'est un animal de compagnie pour quelqu'un comme toi !


Léviathan se releva brusquement, affichant ses crocs, et Baloth fit de même. Plus d'une tonne de muscles, d'écailles et de métal se faisaient face dans une petite pizzeria. Pourtant le cuistot n'y prêta même pas attention.

- Garde ta fausse indignation pour les journalistes. Tu as le droit d'être en colère Léviathan, mais je sais qu'à une époque tu aurais tout laissé glisser ! Tu peux prétendre autant que tu veux que tu es comme eux, mais ce ne sera jamais le cas. Combien risquent de prendre le partie de ceux qui t'ont attaqué plutôt que le tiens ? Je paris que tes voisins du Lazarus district ont déjà rempli une pétition pour t'évincer du quartier ! Garde un profil bas...

- Et faire quoi ? T'envoyer à leur recherche peut-être ?

- Non, je suis encore moins discret que toi. Envoie Ryuu et Poison.

- Poison n'est pas membre de la Scale Squad.

- Justement, et il a encore moins de scrupules que Ryuu. Alors tu la fermes, et tu me laisses lui demander de t'aider. A eux deux, ils trouveront qui ont fait ça, et après, tu auras ta vengeance, en bonne et due forme, et tous les petits mammifères pourront rien dire.


Leviathan se rassit, et prit une nouvelle part de pizza. Il avait encore le goût du sang des hommes dans la bouche.

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