Venez jeter un coup d’œil à Halden City, chaleureuse métropole de la Côte Est des Etats-Unis. Ici, l'herbe est verte, le ciel bleu, et les supers-héros côtoient tant bien que mal les humains et les aliens, dans une atmosphère tendue. Qui rejoindrez-vous ?
 
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 Sale temps pour les bêtes [Libre]

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MessageSujet: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Dim 15 Juin - 14:31

C'était une journée comme les autres dans cette partie de la vieille ville, ou tout du moins était-ce ce que les employés d'Halden City pensaient. L'été serait assez chaud cette année, et de nombreux touristes venaient pour profiter du caractère bien particulier des lieux. Certains cherchaient juste à visiter les événements, d'autres voulaient voir le berceau de tant de super-héros dont ils avaient entendu parler des aventures. Halden City était une ville de progrès, et elle amenait à elle tous ceux qui désiraient avoir une miette du spectacle. Plusieurs salon de génie génétique ou de nouvelles technologies prenaient place un peu partout.

Mais bien entendu, d'autres préféraient la quiétude de Hessian Town, son patrimoine culturel bien plus classique et appréciable. Or, où les touristes allaient, les ordures s'accumulaient. Les employés de la ville étaient en train de ramasser ces mêmes déchets, vidant les sacs poubelles, les remplaçant par d'autre. Ils se trouvaient sur une petite place, peu fréquentée généralement, mais qui profitait tout de même de la période estivale. Une statue se tenait là, et entre ses bras, un cadeau pour le moins macabre.

Plusieurs super-héros étaient sortis des éprouvettes de la X-mera, et cela ne plaisait pas à tout le monde. La création de ces chimères au patrimoine génétique indistinct soulevait de nombreux points, étaient-ils humains par exemple. Et par conséquent, disposaient-ils des mêmes droits que les citoyens américains ? Personne ne le saurait pour l'individu qui se trouvait là... La Bête était un super-héros connu, partenaire régulier de Wonder Lynx, autre figure d'enseigne de la X-mera, et ayant un certain succès chez les plus jeunes qui voyaient dans cette boule de poils combattant le crime un personnage adorable.

Seulement, la tête de la Bête se trouvait juché sur la tête de la statue, tandis que son corps velu était étalé dans les bras de cette dernière. Avec son sang, tout aussi écarlate que celui d'homo sapiens sapiens, était marqué un message. 

"X-mera fabrique des monstres, cette ville est aux humains !"

Un message clair et net... Qui allait soulever de nombreuses questions dans les jours à venir. La maison du plus puissant héros de la X-mera avait été détruite, et il avait quitté le pays temporairement, maintenant un autre de ces héros était retrouvé assassiné. Quelqu'un avait-il une dent contre l'organisation, ou bien est-ce que le premier acte en avait inspiré d'autres ?

Un petit climat de terreur venait de s'abattre sur Halden City, en cet été pourtant si prometteur...

HRP:
 
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Joan O'Gillis

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Ven 20 Juin - 17:28

Joan portait encore la peau de l'étudiante en photo qu'elle utilisait pour sa planque actuelle. Et malgré le fait qu'elle ait été appelée en urgence, elle avait pris le temps de passer un tailleur. Ses cheveux courts étaient plaqués en arrière, et ses yeux de déterrée étaient dissimulés par des lunettes de soleil. C'était presque impossible de travailler correctement sur une scène de crime sans avoir un peu l'air d'un agent gouvernemental. Mais dés qu'on avait le costume, c'était un jeu d'enfant.
Elle se tenait debout devant la statue, les bras croisés, fixant le cadavre de feu la Bête pendant que les hommes de la FEMA établissaient un périmètre autour de la scène. Elle avait toujours bien aimé la bête : il était sympa, tenait bien l'alcool, et traitait tout le monde avec la même impertinence bravache qui faisait son charme, pour peu que les gens en face de lui n'aient pas trop un balais dans le cul. Il lui avait offert un album de Cissie Redgwick pour son anniversaire.
Le CD était encore dans sa voiture.

Le périmètre fut installé, et les agents de la FEMA entamèrent les prélèvements, photos et autre observations devenues traditionnelles dans notre petit monde moderne obsédé par la médecine légale. Mais en ce qui concernait la changeforme, elle préférait les bonnes vielles méthode. Elle commença par observer la statue, afin de trouver d’éventuelles marques, traces de gommes ou éclat de maçonnerie. Le type qui avait posé le corps ici avait bien du monter sur la statue.
Puis elle observa la blessure du corps décapité. C'était plus pour la forme qu'autre chose, mais si ça pouvait lui donner un indice sur le Modus Operandi du tueur, c'était toujours ça de pris. Elle fini en regardant autour d'elle, à la recherche de caméra, bar, salles de concerts. Bref, tout les endroits susceptibles de fournir des images, que ce soit officiellement où en fond de photo instagram ou de selfie.

Ce qu'elle cherchait, c'était des traces de sang, des cheveux, une écorchure de peau. Bref, n'importe quelle trace d'ADN laissées par le tueur. Si elle arrivait à en récupérer une, elle pourrait récupérer le visage et l'état d’esprit du tueur.
Elle ne se faisait pas d'illusions. Les chances qu'elle avait de trouver une trace utilisable étaient presques nulle. Mais elle ne préférait exclure aucune piste. Si elle avait une chance de retrouver le type qui avait tué la Bête pour lui arracher le visage, elle préférait la saisir.
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Sam 21 Juin - 15:41



La FEMA avait déjà installé son périmètre de sécurité autour de la scène du crime. La police locale avait rapidement été évincée, la victime étant un super-héros. Seulement, on était prêt d'en entendre parler et cela n'allait pas arranger les choses entre les deux forces de l'ordre.

Des agents vêtus d'armures exosquelettes réussirent tant bien que mal à descendre le cadavre de la statue. La bête était une masse de muscle sans pareil, et il pesait plusieurs centaines de kilos. La personne qui avait réussit l'exploit de le hisser ici sans se faire repérer pendant la nuit devait posséder une force surhumaine, ou bien ils étaient plusieurs. Ce ne fut qu'une fois le corps à terre qu'un nouveau détail sanglant vint s'ajouter au spectacle.

Un large morceau de peau avait été découpé du dos de la victime. Ce n'était pas un acte anodin, en dépeçant ainsi la Bête, on ne faisait de lui rien de plus qu'un animal, ce qui avait sûrement quelque chose à voir avec le message laissé. Wonder Lynx se trouvait dans la foule des badauds qui observaient, même si les gens avaient bien pris soin de tous s'éloigner d'elle. L'héroïne était connue comme l'une des coéquipières de la Bête, et aussi pour son tempérament parfois impulsif. Ses babines étaient retroussées, et ses griffes détractées. On aurait dit qu'elle allait partir en chasse. 

Jouant des coudes, sans que cela ne soit totalement nécessaire, elle se trouva devant les agents censés l'empêcher d'avancer plus. Son calme ne tenait véritablement qu'à un fil, et un rien pouvait la faire enrager. En tout cas une chose était sûre, le morceau de peau qui avait été découpé n'était pas là, ce qui signifiait que le ou les tueurs l'avaient gardé. Avec les pouvoirs régénérants que la Bête possédait, être écorché de cette manière ne l'aurait pas tué, d'où la décapitation sûrement.

Un certain climat de tension commençait à s'installer. Certains passants ne semblaient pas voir là une tragédie, mais plutôt un acte de justice, voir de dieu. Des regards étaient lancés à la femme fauve, et certaines personnes dans la foule commençaient à approuver ce qui venait de se passer. D'autres se demandait qui serait le prochain. Clairement, la population d'Halden City était divisée vis à vis de ces crimes...

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Sam 21 Juin - 21:33

Paperface se redressa du cadavre après avoir vu Wonder Lynx arriver du coin de l'oeil. Quant les Agents avaient descendus le corps, elle s'était accroupie pour l'observer de plus prés. Ses mains gantées de vinyle mauve étaient légèrement tachée de sang. Elle n'avait pas trouvé de trace d'ADN non-bestial. Elle avait affaire à des minutieux. Mais par chance, ils avaient gardé un bout de leurs victime avec eux. Tout ce qui lui manquait, c'était un odorat exceptionnel.

Elle se retourna et apostropha un agent en retirant ses gants.
« Laissez passer Wonder Lynx, et dite-lui de venir me voir. Et ensuite, appelez les DRH. J'ai pas envie d'avoir une émeute sur les bras. »
Elle se tourna à nouveau et observa le corps. Pour l'instant, elle avait trois idées. Soit un chasseur surhumain en quête d'un défi à sa mesure. Mais dans le cas, ils avaient affaire à un individu sociopathe qui recherchait le chaos vus al marque. La deuxième option était le groupuscule extrémiste, probablement religieux et conservateur et donc anti-génétique. La dernière option c'était un groupe d'ennemis spécifiquement opposé à la X-mera, soit d'anciens employés, soit une guerre corporatiste.
Mis à part le dernier cas, c'était relativement gérable. Mais si c'était vraiment une guerre commerciale, c'était la merde. Et c'était le plus logique avec la thèse des extrémistes.

Elle était en train de fumer une cigarette quant la femme-lynx arriva à ses côtés. Mais elle ne l'alluma pas, principalement par politesse. La Bête était gênée par l'odeur de la fumée du fait de son odorat, et elle supposait que sa partenaire pensait la même chose.

« Mes respects madame. Je me présente. Joan Paperface O'Gillis, agent de la FEMA. La bête vous à peut-être parlé de moi, on sortait boire des coups régulièrement. Je vous présente mes condoléances.
Je vais être directe, parce que la situation risque de dégénérer et que j'aime pas perdre de temps. Apparament, le meurtrier à toujours une bande de peau appartenant à la victime. Est-ce que vous seriez capable de la pister d'ici ? Je préféré vous prévenir de suite, il n'est pas question que vous fassiez justice vous-même. La coupable devra être interrogé. »

Elle marque une légère pause, retirant son oreillette pour l'isoler dans son poing.
« Hors-micro : Après interrogatoire, il sera à vous. Vous avez ma parole et ça me fera plaisir. »

La jeune femme polymorphe replaça son micro dans son oreille. Elle espérait avoir réussit à canaliser la rage animale de la jeune femme. Elle espérait aussi que son nez serait à la hauteur de la tâche. Dans le cas contraire, les choses allaient se compliquer.
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Matthew Hartig

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Dim 22 Juin - 9:57

Matthew se promenait dans les rues d'Hessian Town, qui paraissait étrangement calme pour un matin de ce temps là. Pourtant, il trouva au détour d'une rue une voiture de police de la ville. Dans cette voiture était deux agents furieux, fumant cigarette après cigarette :

« Si ils font le moindre faux pas, mon vieux, crois moi que je serai là pour y foutre le bordel ! Ces putain d'Iron Man à deux balles, je te leur foutrais une balle dans le cul s'il était pas protégé par une Pampers en acier ! »

Matthew ne savait pas pourquoi, mais l'objet de leur colère semblait être des agents de l'ESU. Qu'avaient-ils bien pu faire pour les énerver autant ? C'est vrai qu'il y a toujours eu des tensions entre les agents classiques du HCPD et ceux de l'ESU, mais de là à en entendre parler de manière aussi agressive, Matthew avait du mal à le croire.

Il passa son chemin, continuant ses pérégrinations. Il croisa alors deux voitures de l'ESU, ces grosses jeeps noires allant à toute allure dans les rues désertes d'Hessian Town. Matthew pris alors la décision de suivre ces voitures, ou du moins pour deux rues avant qu'elles ne le sèment. Mais qu'importe, il errait encore une fois sans but dans la rue, il en avait au moins eu un pendant quelques instants.

C'est vrai que son moral avait du mal à remonter en ce moment. Jessica ne donnait plus de nouvelles depuis quelques semaines, et il avait peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Il avait entendu parler des affaires concernant la FEMA, et ce qui était arrivé à la maison du célèbre Léviathan. Sans Stone Hage, il avait décidé de ne pas trop s'en mêler, mais cette fois-ci la curiosité l'emporta. Il monta via l'escalier de secours sur le toit d'un bâtiment, et observa. Il vit alors les deux voitures au loin, se dirigeant droit vers la place centrale d'Hessian Town. Il descendit alors du toit et s'empressa de se diriger vers cette place afin de voir ce qui se tramait. Il était certain que cela avait un lien avec ce qu'il avait entendu de la bouche de l'agent du HCPD.

Arrivé sur place, il aperçut une dizaine de voitures sur place, ainsi qu'une foule qui grossissait minute après minute. Matthew parvint à se frayer un chemin parmi la foule, jusqu'à apercevoir des agents de la FEMA autour d'un corps sans tête ni vie. Il ne savait pas qui c'était, et ne connaissait personne dans toute cette scène. Il scruta alors l'horizon pour essayer de voir s'il pouvait comprendre le crime avant d'en lire la version officielle dans les journaux. Il aperçut alors un message macabre :

"X-mera fabrique des monstres, cette ville est aux humains !"

Le tueur s'en serait pris à cette personne parce que c'était une chimère ?

"Merde..." Laissa-t-il échapper.

Il le savait bien, que le racisme envers les mutants dégénèrerait un jour, mais pas de cette façon là. Pas sous forme de crimes gratuits. En plus, comment vaincre une telle bête que celle là ? Il devait peser bien 200 kilos à vue d'oeil, et il n'aurait pas aimé se battre avec lui. Les personnes responsables de ce meurtre étaient de toute évidence bien armés et bien protégés... Un peu comme tous ces agents de l'ESU tiens.
Hawk Wings n'aimait pas la suprématie de X-mera, c'est vrai, mais il n'avait rien contre les mutants. Il en était un lui même !

Un cruel dilemme se met alors en place : continuer à lutter contre le X-business contre la X-mera, au risque de se retrouver accusé de ces actes ou même d'être enrôlé par ces criminels, ou bien se joindre aux autres mutants - et donc à X-mera - afin de lutter contre ce racisme ? Il aimerait ne pas avoir à faire ce choix, il aimerait être un simple spectateur...
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Dim 22 Juin - 12:02



Wonder Lynx avait braqué son regard sur certains des badauds qui la dévisageaient. Ces derniers reculèrent vivement, avant de s'éloigner rapidement vers d'autres ruelles. Elle avait sa réputation, et même si son instinct animal était plutôt bien contrôlé, elle s'autorisait parfois quelques débordements. Cela rendait son personnage de super-héroïne plus humain et attachant sûrement, mais lui avait valu quelques détracteurs, et quelques commentaires de la x-mera et du Léviathan.

Un des agents de la FEMA lui fit signe. Sans un mot, elle franchit le cordon de sécurité et s'approcha aussitôt de la dépouille de la Bête. Un crime pareil ne pouvait être suscité que par une haine aveugle. Nombreux étaient ceux qui savaient que cette chimère, cette boule de poil, était un héros. Il avait sauvé des enfants, des femmes, capturé des criminelles. La rage commençait à monter en elle. Ecouter attentivement les paroles de Joan était tout ce qu'elle pouvait faire. 

- Je connais son odeur, je pourrais la retrouver, mais cela ne va pas être simple. Mon flair... n'est pas une sorte de pouvoir magique qui me permet de savoir où se trouve quelque chose. Je vais devoir arpenter la ville... Cela va prendre du temps.

C'était de toute façon ce qu'elle avait déjà prévu. Elle apprécia l'offre de Joan de lui laisser le coupable... Toutefois, elle devait clairement lui expliquer certaines choses.

- Merci de votre offre. Mais je dois vous prévenir, celui ou ceux qui ont fait ça... Leur crime pour la loi, n'est pas pire que d'avoir tué un animal. Nous sommes des animaux légalement, nous n'avons pas les mêmes droits que des humains et encore moins que des citoyens américains. 

Ce qui rendait le fait de faire justice elle-même encore plus important... Enfin, peut-être était-ce une bonne chose que le Léviathan soit loin pour le moment. Parfois l'ancienne créature pouvait se montrer assez violente lorsqu'on menaçait ses créations. Wonder Lynx s'accroupit pour confirmer la senteur de son ancien coéquipier. Elle pouvait aussi sentir l'odeur de putréfaction qui s'affirmait de minute en minute. Il y avait trop de personnes ici pour qu'elle puisse sentir quoique ce soit du tueur. De plus l'odeur de la Bête était puissante et musquée. 

- Celui qui a fait ça... Je ne pense pas qu'il s'arrête là. Si cela suit la destruction de la villa du Léviathan, ce n'est que le début. D'autres vont suivre son exemple si nous ne mettons pas la griffe dessus. Surtout si nous ne montrons pas que s'en prendre aux créations de la X-mera ou aux agents de la FEMA est quelque chose qui ne restera pas impuni. 

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Lun 23 Juin - 4:54

Bon, la Lynx gardait son calme. C'était une début.
Elle écouta poliment la super-héroïne lui expliquer la situation dans laquelle elle et ses semblables se trouvaient. Cela lui donnait un peu l'impression d'écouter une ado lui expliquer la lutte des classes : certes pas faux, mais bien trop théorique pour avoir une quelconque sorte d'importance pratique pour quelqu'un de pragmatique. Et la X-Mera était asser pragmatique pour que cela soit éthiquement discutable.

« Légalement oui, c'est pas pire que d'avoir tué un chien. Mais en pratique ça assimile plus à de la destruction de bien privé. Stricto-sensu, les chimères de la X-Mera, leurs tissus et leurs ADN sont la propriété de l'entreprise. Donc non, en effet, vous n'avez pas autant de droit que moi où les gens la autour. Par contre, la X-Mera à financé une très grosse partie de la campagne du président actuel, et elle à aussi financé un programme génétique dont la Bête faisait partie et qui coute a lui seul plus cher que ce que la FEMA dépense en dix ans. »

La jeune femme glissa sa cigarette entre ses lèvres et sortit son briquet de sa poche.

« Je vais être franche, je ne vous demande pas de retrouver le ou les meurtriers pour les retrouver. A l'heure qu'il est vos patrons doivent être en train d’engueuler les miens pendant que leurs avocats sont entrain de préparer un char d’assaut juridique pour détruire les gens qui ont fait ça. »
Elle alluma sa cigarette. Au diable la politesse : elle avait un cadavre sur les bras.
« Je vous demande de le retrouver exactement pour les raisons que vous venez de poser. »

Elle se détourna de la femme pour regarder le cadavre. Pendant quelque instants, elle se laissa aller à penser que ce n'était qu'un tas de viande. Juste de la chair résiduelle comme celle qu'elle laissait derrière elle en se transformant. Elle avait peu-être vécu trop longtemps, mais elle commençait à avoir vécu suffisamment longtemps pour s'en foutre. Elle ne savait pas trop quoi penser de ça, mais elle devait changer de corps. Les considérations philosophiques existentielles d'une étudiante en art n'allaient pas vraiment l'aider dans les semaines à venir.

« On essaye de vous faire passer pour des monstres, donc montrez aux gens que vous êtes des héros. Rassemblez vos semblables et donnez de l’espoir aux gens, c'est le meilleur moyens qu'on a de retourner l'opinion en faveur des chimères. »

C'était une technique vieille comme Machiavel : on contrôle le peuple par l'amour et la peur. Les héros comme la bête ou Wonder Lynx pouvaient s'attirer l'amour des gens, et devaient le faire dans le contexte actuel. Pous ce qui est de la peur, c'était le travail des gens comme Joan, ainsi que celui des avocats de la X-mera.
C'était la solution la moins pire plutôt que la meilleure.
Joan allait vraiment devoir changer de peau.

Elle se détourna du cadavre pour se retourner vers la rue, cherchant des yeux l'ambulance de la X-mera qui allait venir emporter le corps. Elle croisa le regard d'un jeune homme aux cheveux blanc qui lui disait vaguement quelque chose, mais elle ne releva pas vraiment sur le moment.

« Insistez auprès de la X-mera pour obtenir un enterrement. On va avoir besoin de symboles. »
Et elle comptait bien lui facilité la tâches depuis les bureaux de la FEMA.
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Sacha Romanovski
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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Sam 28 Juin - 20:42



I hear her voice, in the mornin' hour she calls me,
Radio reminds me of my home far away
And driving down the road I get a feeling that
I should have been home yesterday, yesterday

Country roads, take me home
To the place where I belong:
West Virginia, mountain momma,
Take me home, country roads.


Le lourd véhicule de Frederic Marchall s'acheminait difficilement dans les rues étroites de Hessian Town. Brinquebalant sur un mauvais béton, les deux passagers étaient soumis aux continuels cahotements du camion qui peinait à les conduire à bon port. Marcus Rottenberg, indécis professionnel de son état, s'était essayé un temps à la menuiserie. Ces menues tentatives de drague auprès des minettes de l'université avaient capoté, et il avait tenté de l'oublier dans un rude travail ; aussi l'éternel flâneur s'était-il essayé à l'artisanat. Ce vieux-beau prématuré, puisqu'il n'avait pas quarante ans, s'était brillamment illustré par sa maladresse et avait été expédié dehors au bout d'une semaine d'apprentissage au cours de laquelle il avait failli se sectionner une phalange avec une scie sauteuse, et avait mis le feu à la réserve de bois de la manufacture. Ayant décidé qu'il suffisait, il avait résolu de rendre visite à sa grande tante, une vieille dame acariâtre qui pourtant, l'aimait bien, en dépit de sa veulerie. Celle-ci demeurait dans Hessian Town, mais, n'ayant pas d'argent, il était resté coincé dans la banlieue d'Halden City, où se trouvait la manufacture dont il venait d'être chassé.

Multipliant les tentatives d'auto-stop, il finit par être recueilli par Freddy, comme on l'appelait dans toute la région. L'ancien marshall sobre et posé, reconverti en routier équanime et énigmatique, avait volontiers pris en charge ce jeune homme en qui il reconnaissait, non sans un brin de nostalgie, les jeunes qu'il avait eu l'habitude de fréquenter durant son mandat. Des gars paumés, à la pensée approximative, mais pleins de bagout, débrouillards, ce qu'il fallait pour tomber dans la petite délinquance, mais ne l'osant pas tout à fait. Le numéro plaintif de SuperMacho, comme on appelait Rottenberg, ne l'avait pas ému, tout juste amusé ; suffisamment pour qu'il décidât de le prendre et de le convoyer là où il fallait. Il avait de toute manières une livraison à effectuer non loin, dans la limite entre le centre-ville et le quartier historique. Parfois avait-il à effectuer des livraisons pour X-Mera, parfois pour la FEMA...lui-même ne le savait que trop rarement ; ces opérations ne se faisaient jamais directement, et on achetait fort cher son secret. L'ancien marshall, devenu un brin cynique, acceptait sans rechigner ces bakchichs.  

Depuis la mort de sa femme, il avait l'habitude de vivre dans deux mondes à la fois ; il n'était qu'à moitié présent, le reste de sa conscience ayant l'habitude de vagabonder dans des réflexions et ruminations dont il ne livrait le secret à personne, pas même à ses enfants, étudiants à l'université de Halden City, et qu'il ne voyait que trop rarement. Il ne voulait plus s'occuper de rien. Il demandait juste qu'on le laissât tranquille, mais en la circonstance, la présence de Rottenberg ne le dérangeait pas. Elle le réchauffait au contraire, le jeune homme était amusant de par sa faconde. Ce dernier, affectant un air blasé, récitait distraitement les dernières paroles de la chanson de John Denver.

-Country Roads...sympa hein ? J'ai toujours aimé cette chanson.
-Oui, c'est un peu mélancolique, enfin en tout cas, c'est beau. Ca donne espoir, et envie de voyager. C'est typiquement une chanson de routier. Ils la passent souvent.
-C'est quelle chaîne ?
-Un truc ridicule, fait par des paumés, c'est marrant.
-Oui, mais ça s'appelle comment ?
-Je ne sais plus, un nom alambiqué, ça ne me revient pas...machin patriotique...
-Radio Vérité Patriotique ?!
-Sans doute. Ca a l'air de vous secouer ?
-Mais attendez, ils nous passaient ça non stop à l'atelier ! Une semaine que j'ai du supporter leurs bafouillages foireux ! Et vous écoutez ça ?
-Comme ça, ça m'amuse.


Cahot.

-Bordel, fit Rottenberg.
-Oui, je sais, c'est assez mal entretenu dans le coin. Ils se laissent aller.
-Je comprends pas, c'est censé être touristique, c'est la bonne saison, et les routes sont dans cet état ,c'est pas normal.
-Ils doivent faire des travaux sous peu.
-Il serait temps !
-Oui, mais ça ne m'arrange pas. Ils nous font faire un détour par la grande avenue du centre ville, vous savez, la principale, qui donne accès au Lazarus District...
-Vous livrez souvent dans le coin ?
-Ben oui, pas mal. Bon, c'est quoi, ça encore ?
-Hum ?
-Devant.


En effet, une file de véhicules sanitaires bouchait la voie. S'agglutinait sur la petite route, elle empêchait momentanément toute circulation. Une intense activité semblait augurer une situation anormale alors qu'on entrait dans Hessian Town.

-Bordel ! Fit Freddy. Manquait plus que ça !
-C'est pas l'endroit où il y avait eu l'explosion, ou je ne sais quoi...
-Non, Lazarus District. Là, ils en ont pas parlé au journal. Pas normal tout ça.


Il coupa la radio au moment où la voix d'un certain Billy dénonçait la crapulerie du gouvernement au sujet des droits de pêche dans les lacs du New Hampshire. Abaissant la vitre gauche de son camion, il apostropha un des agents qui s'activait, qui lui fit une réponse laconique à laquelle il ne comprit rien.

-Bon,
grommela-t-il, vous savez quoi, on va descendre et aller en avant, histoire de tirer tout ça au clair.

Rottenberg, qui savait se trouver à deux pas de chez sa grande-tante, l'avait complètement oubliée. Il ne pensait plus qu'à la situation présente, qui sollicitait sa curiosité naturelle. Il convint avec le vieux ex-marshall d'aller voir ce qu'il se passait. Ils débouchèrent sur une vaste place où le spectacle macabre que l'on sait les attendait. La foule agglutinée semblait augurer une durable incapacité de circuler dans les environs, et les deux compères n'eurent rien de mieux à faire que de, mus par la curiosité, jouer des coudes, pour arriver au premier rang des badauds amassés autour de la cruelle mise en scène. Ils arrivèrent à la hauteur d'un jeune homme aux cheveux blancs qui laissa échapper, sans réaliser leur présence, un "Merde" sourd.

Rottenberg ne put se retenir, sous l'oeil mi-agacé, mi-amusé de son convoyeur, de prendre des airs virils et macho. Contemplant la scène du crime d'un air qui se voulait perspicace et concentré, il sortit un cure-dent qu'il plaça dans sa mâchoire tout en revêtant ses lunettes de soleil. Puis, de la voix la plus grave qu'il disposât dans son répertoire, il se laissa aller nonchalamment à dire :

-Pas beau, hein, p'tite tête. Eh oui, triste époque. Si c'est pas malheureux de voir ça. Une pauvre bête toute pleine de bonnes intentions.

Il huma l'air de la ville, encore saturé de l'odeur pestilentielle du cadavre.

-Je sens, mais alors vraiment, hein, un air lourd et vicié empuantir la pureté d'Halden City. Des nuages lourds s'amoncellent sur notre bonne vieille ville.


Dans son numéro, il n'avait pas pris compte du fait que le temps était superbe et le ciel d'un azur parfait ; encore était-ce, certes, une figure de style...il remarqua alors une jeune femme, qui semblait être un agent de la FEMA particuluièrement bien roulé. Elle croisa furtivement le regard de son voisin à la chevelure argentée, mais suffisamment pour que Rottenberg la remarque et tente d'attirer son attention en bombant le torse et en haussant la voix, sous le regard atterré de Freddy qui, intérieurement, se tordait d'hilarité :

-Mannes de nos ancêtres, cessâtes-vous de veiller sur notre bonne vieille ville, ou est-ce là un funeste avertissement que, charitablement, vous nous envoyez ? J'en appelle au zèle public pour concourir aussi efficacement possible à la résolution de cette triste affaire !


Il avait pris le public à partie dans la fin de son allocution, attendant une réaction quelconque. Freddy s'était contenté d'allumer sa vieille pipe, et d'examiner la situation tandis que Rottenberg achevait de se ridiculiser.

-Que Dieu me foudroie la gueule à l'instant si je n'apporte pas mon concours à la résolution de ce problème. Les mutants, ou autres gens de cette sorte, sont nos amis, et je ne laisserai jamais, foi de Rottenberg, de vulgaires salauds attenter à la concorde dans notre cité ! Vous pouvez être sûre, ma donzelle, ajouta-t-il en se retournant vers Joan, et en hurlant presque pour être sûr d'être entendue par elle, que je ferai tout pour résoudre cette affaire, foi de fameux limier. Après tout, j'ai un ancien marshall avec moi ! Dit-il d'un air triomphant en se retournant vers Freddy, qui, de l'amusement, passa vite à la plus grande gêne, et se mit à regarder autour de lui d'un air paniqué, comme pour supplier qu'on l'oublie et qu'on le laisse faire ses affaires tranquillement.

Persuadé de l'efficacité de cet exemple et de ses talents d'orateurs, il se campa, les mains posées sur les hanches, tel un crooner, s'attendant à être fervemment sollicité pour ses services.
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Matthew Hartig

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Sam 28 Juin - 23:02

Matthew aperçut un homme faisant le fier devant les passants. Il avait joué des coudes pour arriver jusqu'au bandeau de sécurité, et fanfaronnait maintenant devant la foule.

Et puis merde. Lui aussi pouvait le faire. Il prit son courage à deux mains, redressa le torse et essaya de croiser le regard de la femme qui fumait des cigarettes en chaîne sur la scène du crime. Il était temps qu'il sorte de l'ombre et qu'il mette ses talents au profit d'une cause. Après tout, il pourrait peut-être aider... Non ? Bon, il verra.

Il devait prendre confiance en lui, et voir un homme comme cet espèce de docker plein d'assurance le rendait jaloux mais le motivait d'autant plus à s'améliorer.

Il fallait absolument qu'il arrive à capter l'attention de cette fille. Il le fallait.
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Dim 29 Juin - 15:11



La Lynx écoutait calmement ce que Joan avait à dire. Après tout la polymorphe connaissait les rouages de la FEMA mieux qu'elle. Wonder Lynx n'était qu'un gros bras prêté par la X-mera comme une sorte de gage de bonne volonté. Seulement, intérieurement, la chimère aurait bien aimé pouvoir régler ce problème sans être gênée par les agents de cette société. Bien entendu que la personne qui avait fait ça risquait gros pour avoir tué une bestiole valant des millions. La Bête avait été mélangé à plusieurs animaux et il était l'un des seuls chez qui une telle opération avait été un succès.

Seulement, la personne qui aurait fait ça finirait à l'ombre pour le restant de ses jours, ou alors tout l'argent qu'elle gagnerait au cours de sa vie finirait dans la poche de l'entreprise. Lynx voulait enfoncer ses griffes dans ses chairs, lui arracher la gorge pour ce qu'il venait de faire.

- Je vais discuter, voir si je peux convaincre la société de lui offrir un enterrement. Mais beaucoup vont s'opposer à ce qu'il soit enterré dans un cimetière classique, cette décision appartiendra au maire je pense...

Et encore fallait-il que la X-mera accepte qu'il y ait un enterrement. Elle doutait que ce soit à couvercle ouvert en tout cas. On n'enterrait pas des kilos de matériel génétique modifié sous terre pour qu'il pourrisse. Qu'est-ce qui pouvait arriver aux bestioles qui le dévoreraient d'ailleurs ? Tout cela ne serait que symbolique, comme d'habitude quand on était pas humain se laissa penser la chimère.

- Je commencerais à chercher une piste à Black Rock, cette nuit. Il y aura moins de circulation et ce sera plus simple pour trouver une odeur. Vous pouvez me rejoindre si vous voulez, mais ne me ralentissez pas...

C'était le projet de Lynx quand elle aurait fait son rapport à la tour. Cela se trouve on allait lui interdire de sortir du bâtiment jusqu'à nouvel ordre comme toutes les autres chimères. Avec Léviathan à l'étranger, elle n'avait aucune idée de quel gratte-papier allait s'occuper de cette affaire. Si cela ne tenait qu'à elle, toutes les chimères même les moins expérimentées devaient parcourir les rues pour trouver celui qui avait fait cela... Déjà un camion de la X-mera s'approchait, fendant la foule pour s'approcher de la dépouille. Ceux qui le conduisaient étaient des employés assermentés. Ils allaient tranquillement récupéré le cadavre pour éviter que la FEMA mette la patte dessus. Elle était belle la X-mera.

Lynx allait sûrement suivre le camion pour rentrer à la tour et faire son rapport, même si elle n'en avait pas envie. Un énergumène commença toutefois à partir en grandes tirades et l'héroïne se retourna pour l'écouter. Etait-il sérieux ? Ou bien est-ce qu'il cherchait à se moquer d'elle et des autres chimères avec son discours ? Elle commençait vraiment à perdre patience...

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Joan O'Gillis

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MessageSujet: Re: Sale temps pour les bêtes [Libre]   Dim 29 Juin - 19:58

« Un enterrement symbolique sera suffisant »
Joan était relativement au fait de la politique que la X-méra appliquait à l'encontre des dépouilles de ses chimères. Et ayant été assez couramment utilisée comme cobaye elle-même, elle ne la partageait que très frileusement.
Elle regarda le camion estampillé X-méra approcher, relativement désappointée en constatant avec regret qu'elle allait encore devoir batailler pour que les légistes de l'Agence puissent faire leur travail.
Elle se tourna à nouveau vers la jeune femme féline, ignorant les vocifération du civils dans la foule.

« Je ne vais pas vous retenir, ni vous suivre. J'ai à faire de mon coté. Si vous trouvez des trucs, appelez-moi directement. »
Elle illustra ses propos en lui tendant une de ses cartes de visites.
« Bonne chasse en tout cas. Je vais aller me prendre la tête avec les vautours. »
Son intonation en disait très long sur le degrés d'envie qu'elle avait de gérer l'arrivée de la X-méra.
Elle salua Wonder Lynx, enfonça ses mains dans ses poches et marcha vers les ambulanciers pour leurs rappeler que malgré leur capital qui s’apprêtait à figurer dans le livre des records, le secret industriel ne justifiait pas l'entrave faite au bon déroulement d'une enquête fédérale.
Sur le chemin, elle arrêta uns de ses subordonnés.
« Contrôler les papiers du mec qui guele là-bas, et lancez une recherche dans le GSD, à tout hasard. »
Puis, elle alla hausser le ton avec la X-méra.

Le GSD était une petite chose merveilleuse. Le General Security Database, principal outil d’enquête de la FEMA, issus des bases de données - et notamment du réseau Échelon - de toutes les entités ayant fusionnées pour former l'agence. Ce truc ressemblait à l'enfant démoniaque que Big Brother aurait pu avoir avec Google, directement accessible sur les smartphones biométriques de la FEMA. Elle détestait ce truc, mais c'était un des piliers qui empêchait les USA de s'embraser. Puis il était assez facile de contourner le GSD de l'intérieur : Empêcher des données de s'inscrire dessus. C'est en faisant disparaître les dossiers sur certains renégats avant qu'ils arrivent sur le GSD qu'elle soutenait la cause renégate de sa petite place.
C'est à peut prés à cet instants que les fils se touchèrent dans sa tête. Le mec aux cheveux blancs. Elle avait vus passer son dossier et l'avait empêché d'arriver sur le GSD. C'est là qu'elle avait vu sa tête. C'était un renégat, et une chimère si elle ne se plantait pas. Elle nota mentalement d'essayer de le capter une fois son travail sur place terminé, afin d'essayer de coller les renégats sur l’enquête également.

Du coté de la foule, un flic en uniforme se tenait devant Rottemberg, lui demandant d'un ton poli mais ferme :
« Bonjour monsieur. Vos papiers s'il vous plait. »
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